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qui
procede
d'eux,
tellement
que
craignant
cela
ie
n'y
voulois
pas
mettre
la
main,
et
avois
supplie
sa
maieste
d'y
employer
une
partie
de
ceux
qui
puis
apres
l'omologueroyent.
Au
commandement
que
ie
deliberois
de
faire
faire
ces
lois
la,
i'esperois
que
ce
seroit
le
bout
de
ma
charge
en
ce
pays,
si
i'avois
visite
quelques
eglises,
qui
en
ont
plus
besoin,
ou
desquelles
les
ministres
sont
les
plus
mal
faconnes,
et
puis
ie
deliberois
de
m'en
retourner.
Ceste
mienne
deliberation
a
este
augmentee
longtemps,
iusques
a
quelque
chose
qui
est
survenue.
Combien
que
la
royne
ayt
tousiours
un
fort
grand
zele,
neantmoins
ce
que
ie
craignois
est
advenu
et
si
crains
pis.
Car
ceste
ardeur
delaquelle
elle
brusloit
pour
abolir
la
papaute
est
refroidie
par
la
pratique
de
quelques
uns.
Depuis
qu'on
nous
apportast
des
nouvelles
que
les
Espagnols
estoyent
sur
les
frontieres
prests
a
se
ruer
sur
ce
pays,
combien
que
par
le
moyen
de
quelques
espions
que
i'y
envoyay
on
trouvast
la
chose
fausse,
neantmoins
cela
l'avoit
tellement
espouvantee
que
depuis
elle
n'a
este
si
bien
asseuree
et
m'a
este
impossible
de
la
remettre
sus.
Il
est
vray
que
i'eusse
faict
quelque
chose
si
ceux
qui
avoyent
faict
semer
ces
bruicts
n'eussent
poursuyvi
a
leur
entreprinse,
a
savoir
en
faisant
semer
des
bruicts,
tantost
que
le
roy
de
France
se
vouloit
saisir
de
ce
pays,
tantost
que
c'estoit
le
roy
d'Espagne,
et
qu'il
y
avoit
des
intelligences
et
avoit
gens
tous
prests,
tantost
que
Montluc
avoit
gens
tous
prests
pour
nous
courir
sus,
tantost
que
c'estoit
Monsr,
de
Damville.3)
Car
combien
qu'on
a
cognu
cela
estre
faux
si
en
a
elle
este
comme
toute
estourdie
de
peur,
laquelle
n'a
pas
este
amoindrie
quand
Fadiournement
que
le
pape
luy
faict,4)
a
este
ici
apporte,
quelque
semblant
qu'elle
face
du
contraire.
Mais
quand
elle
a
eu
delibere
d'aller
a
la
cour,
et
qu'a
la
solicitation
de
3)
Henri
de
Montmorency
baron
d'Anviile,
marechal
de
France,
ne
en
1534.
4)
Eordenave
p.
120:Le
pape
Pie
IV.
commenca
de
fulminer
les
foudres
de
ses
excommunications
et'
interdits
contre
la
Princesse
et
la
fit
adjourner
(le
28.
Sept.)
par
une
citation
affigee
par
les
cantons
de
la
ville
de
Borne,
pour
comparoistre
devant
l'inquisition
dedans
six
mois,
sur
peine
incontinent
apres
le
terme
escheu
d'estre
solemnellement
excommuniee,
tous
ses
biens
confisquez
et
mis
en
interdit,
pour
pouvoir
estre
occupez
par
le
premier
qui
auroit
la
volunte
et
puissance
de
ce
faire.
Le
roy
de
France
fit
remonstrer
au
Pape
qu'il
avoit
trouve
estrange
la
procedure
faite
contre
sa
tante,
et
de
pernicieux
exemple
pour
soy
et
d'autres
souverains.
Parquoy
il
supplioit
S.
S.
vouloir
faire
cesser
ceste
voye
.
.
.
.
Or
soit
que
le
Pape
fut
retenu
par
ceste
remonstrance
ou
qu'il
eut
quelque
autre
consideration,
cette
poursuite
ne
passa
plus
outre
pour
lors.
Et
la
Royne
appela
comme
d'abus
de
toute
la
procedure
du
Pape
au
concile,
et
trouva
moyen
par
quelques
siens
serviteurs
de
fere
plaquer
su
dite
appelation
en
quelques
cantons
a
Rome.
(Comp.
de
Thou
III.
442
s.
Muret,
Hist.
de
/
.
d'Albret
p.
159
ss.)
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