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SERMON
LXXXV.
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enfans,
ie
ne
demande
sinon
a
vous
tenir
en
prosperite:
seulement
suyvez-moy:
et
cependant
apres
avoir
eu
le
choix
de
prosperer,
nous
quittons
nostre
Dieu,
et
nous
allons
esgarer
apres
les
vanitez
de
ce
monde,
Satan
nous
transporte
par
ses
tromperies,
et
fermons
les
yeux
a
nostre
escient,
que
nous
ne
demandons
que
d'estre
trompez
pour
perir:
voire,
et
cependant
nous
ne
laissons
pas
de
nous
plaindre
quand
nous
verrons
les
povretez
et
miseres
de
ce
monde.
Et
en
quel
temps
sommes
nous?
Comme
auiourd'huy
nous
verrons
les
guerres
d'un
coste,
la
cherte
de
l'autre:
et
puis,
tout
est
si
confus
que
c'est
pitie:
chacun
gemira:
mais
nous
ne
regardons
point
la
cause
du
mal.
Car
si
nous
j
pensions,
il
nous
faudroit
sentir
la
main
de
Dieu
sur
nous,
et
la
sentir
en
telle
sorte
que
ceci
nous
vinst
au
devant:
Helas!
nous
avons
laisse
la
fontaine
de
tout
bien:
c'est
donc
bien
raison
que
nous
ayons
maintenant
soif.
Car
Dieu
de
son
coste
est
prest
de
nous
rassasier,
ii
n'est
point
chiche,
sa
puissance
n'est
point
diminuee,
il
a
en
soy
la
plenitude
de
tous
biens:
et
si
nous
en
sommes
destituez,
a
qui
tient-il?
Quand
un
homme
tracassera
ca
et
la,
et
qu'il
quitte
la
fontaine,
et
s'en
va
courir
parmi
les
deserts,
et
qu'il
soit
Ja
comme
pasme
de
soif,
qu'il
tire
la
langue
d'un
demi
pied,
qu'il
ne
trouve
point
une
goutte
d'eau
pour
se
rassasier:
n'est-il
pas
digne
qu'il
meure
la
de
soif,
quand
ii
a
quitte
la
fontaine?
Ainsi
notons
que
Dieu
retire
sa
benediction
de
nous,
et
c'est
un
iuste
salaire,
et
duquel
nous
sommes
dignes,
d'autant
que
nous
l'avons
abandonne:
et
cependant
toutesfois
nous
sommes
admonnestez
de
retourner
a
nostre
Dieu:
car
il
ne
veut
point
que
nous
languissans
en
telle
sorte
qu'il
ne
soit
prest
de
nous
recevoir.
Il
est
vray
qu'il
faut
que
nous
sentions
nostre
mal
a
bon
escient,
pour
estre
esmeus
d'une
affection
ardente
pour
retourner
a
luy:
mais
tant
y
a
encores
qu'il
nous
chastie
rudement,
et
que
le
mal
dure,
nous
ne
laissons
pas
toutesfois
de
tousiours
rentrer
en
grace
avec
luy,
pour
estre
participans
de
ses
benedictions,
quand
nous
ne
taschons
point
de
nous
eslongner
de
luy,
mais
que
nous
pensons
de
nous
recueillir
en
son
obeissance.
Ainsi
donc
apprenons
de
prattiquer
ceste
doctrine
de
Moyse,
c'est
que
nous
facions
ce
qui
est
bon
et
droit
devant
nostre
Dieu.
Et
notons
que
ce
n'est
point
pour
un
iour
seulement
que
Dieu
declaire
qu'il
sera
propice,
et
favorable
a
son
peuple:
mais
il
veut
continuer
iusques
en
la
fin,
voire
apres
le
trespas
de
ceux
qui
l'auront
servi.
Et
en
cela
nous
avons
approbation
de
l'esperance
de
la
vie
eternelle.
Car
si
Dieu
poursuit
de
nous
bien
faire
apres
nostre
trespas
en
la
personne
de
nos
enfans:
il
s'ensuit
qu'il
ne
nous
mettra
point
en
oubli:
et
quand
nous
aurons
acheve
nostre
course
en
ce
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