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allechemens
de
Satan
nous
attirent,
qu'il
nous
semble
qu'encores
que
Dieu
nous
soit
contraire
et
ennemi,
que
nous
ne
laissons
point
de
prosperer,
moyennant
que
le
monde
nous
rie,
moyennant
que
nous
ayons
quelque
apparence
de
nous
advancer.
Voila
pour
un
item.
Or
au
reste,
nous
voyons
que
les
plus
meschans
ne
laisseront
point
de
s'enorgueillir.
Comme
nous
voyons
auiourd'huy
en
la
Papaute,
qu'on
fera
bouclier
de
ces
passages,
pour
monstrer
que
Dieu
est
bien
tenu
a
nous,
que
nos
oeuvres
sont
meritoires,
et
que
nous
pouvons
acquerir
la
grace
de
Dieu,
voire
le
salut
eternel:
et
non
seulement
que
Dieu
nous
face
prosperer
en
ce
monde,
mais
que
l'heritage
du
royaume
des
cieux
nous
est
comme
une
conqueste:
le
monde
(di-ie)
s'abuse
en
cela.
Et
qui
sont
ceux
qui
en
parlent
tant
plus
hardiment?
ce
sont
les
plus
grans
contempteurs
de
Dieu.
Comme
on
verra
de
ces
caphards
qui
disputent
des
merites
a
pleine
gorge:
et
cependant
ils
seront
gens
sans
Dieu,
sans
religion,
meschans
tout
outre,
et
se
loueront
ainsi
avec
Dieu.
Prenons
aussi
les
plus
grands
bigots
qui
soyent
la,
on
verra
qu'ils
sont
pleins
d'orgueil,
et
de
fierte,
qu'ils
sont
pleins
de
haine,
et
d'envie
contre
leurs
prochains:
les
autres
brusleront
d'avarice,
ils
feront
seulement
quelques
belles
mines,
et
agyos:
mais
il
n'y
a
nulle
integrite
au
dedans,
leur
vie
monstre
qu'ils
sont
du
tout
rebelles
a
Dieu,
qu'ils
ne
font
que
tourner
a
l'entour
du
pot
en
leurs
devotions:
et
cependant,
merites,
merites.
Et
quels?
Qu'on
regarde
a
leur
vie,
et
on
verra
que
ce
sera.
Or
en
premier
lieu
nos
oeuvres
que
pourront-elles
meriter,
sinon
d'autant
que
Dieu
les
accepte
par
sa
pure
bonte?
Car
il
n'est
point
question
seulement
qu'il
s'oblige
envers
nous,
comme
il
fait
sans
qu'il
y
soit
tenu:
mais
outre
cela,
il
faut
encores
qu'il
accepte
nos
oeuvres,
nous
pardonnant
les
vices
qui
y
sont,
et
les
macules
:
car
nous
ne
saurions
apporter
une
seule
oeuvre
qui
ne
soit
souillee
de
quelque
imperfection,
il
y
aura
tousiours
a
redire.
Nous
serons
donc
coulpables
en
toutes
nos
vertus,
quand
Dieu
les
voudroit
examiner
a
la
rigueur.
Et
ainsi,
ou
sont
les
promesses
qui
nous
monstrent
que
nos
oeuvres
sont
meritoires?
Mais
notons
que
nostre
Seigneur
apres
s'estre
ainsi
liberalement
oblige
a
nous,
il
nous
rend
salaire
pour
le
service
que
nous
luy
avons
offert:
et
alors
il
accepte
nos
oeuvres
par
sa
pure
bonte.
Et
comment?
Pource
qu'il
ensevelit
toutes
les
taches
et
macules
qui
y
sont,
il
ne
nous
les
veut
point
imputer.
Et
voila
comme
nous
prosperons
en
toutes
sortes
par
sa
pure
bonte.
Mais
cependant
retenons
le
propos
que
nous
avons
touche,
c'est
que
nous
sommes
bien
miserables
quand
nous
voyons
que
nostre
Seigneur
nous
convie
tant
doucement
a
soy,
et
avec
une
telle
humanite,
qu'il
dit:
Or
ca
mes
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