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SUR
LE
DEUTER.
CHAP.
X.
22
nous
en
faisons
autrement,
il
y
aura
double
malheur
sur
nous:
nous
ne
serons
point
excusables
que
Dieu
ne
nous
ait
eslevez
en
une
dignite
assez
haute:
mais
maintenant
quelle
excuse
y
aura-il,
quand
nostre
Seigneur
nous
a
ainsi
approchez
de
soy,
et
qu'il
a
voulu
que
nous
eussions
cest
office
d'estre
sacrificateurs
pour
luy
offrir
nos
personnes,
que
nous
fussions
ses
temples,
que
nous
eussions
un
autel
spirituel
dresse
en
nous?
Quand
(di-ie)
Dieu
nous
a
amenez
iusques
la,
si
nous
venons
a
prophaner
son
temple,
ne
voila
point
un
sacrilege
detestable?
Ainsi
sachons
toutes
fois
et
quantes
que
ce
monde
ici
nous
destourne
a
mal,
que
nous
faisons
une
grande
iniure
a
Dieu,
en
faisant
de
son
temple
une
estable
a
porceaux,
en
prophanant
ce
qu'il
avoit
sanctifie,
quand
nous
faisons
entrer
en
son
temple
toutes
les
corruptions
de
Satan,
et
de
ce
monde.
Voila
qui
nous
doit
retenir
en
bride
pour
cheminer
en
toute
integrite,
et
n'abandonner
point
nos
ames
et
nos
corps
a
quelque
villenie,
veu
que
Dieu
les
a
sanctifiez
a
soy.
C'est
ce
que
nous
avons
a
retenir
en
premier
lieu
de
ce
passage.
Mais
au
reste
notons
que
cependant
Dieu
n'a
point
du
tout
aboli
Tordre
de
son
Eglise,
combien
qu'il
ait
estendu
ceste
grace
que
nous
avons
dit
de
nous
faire
tous
Levites,
qu'il
l'ait
estendue
a
tous
les
membres
de
son
Eglise:
tant
y
a
qu'il
veut
qu'il
y
ait
des
gens
ordonnez
pour
annoncer
sa
parolle.
Et
c'est
ce
qui
est
ici
dit
en
second
lieu,
qu'ils
se
tiendront
devant
le
Seigneur
pour
son
service,
et
finalement
qu'ils
beniront
au
nom
du
Seigneur.
Cela
doit
estre
auiourd'huy
prattique
par
les
Ministres
de
la
parolle.
Car
combien
que
Dieu
nous
ait
tous
appellez
en
commun
pour
estre
servi
et
honore
de
nous,
si
est-ce
qu'il
requiert
un
service
special
de
ceux
qu'il
commet
sur
son
Eglise
pour
y
estre
pasteurs:
c'est
assavoir
qu'ils
monstrent
le
chemin,
et
qu'ils
soyent
tousiours
appareillez
au
service
de
Dieu.
Or
ce
service
emporte
que
les
Levites
maintinssent
la
religion
en
sa
purete
au
milieu
du
peuple,
qu'ils
remonstrassent
que
les
Iuifs
ne
se
devoyent
point
mesler
parmi
les
superstitions
des
Payens,
et
quel
estoit
le
Dieu
qui
les
avoit
delivrez:
que
brief
ils
retinssent
tousiours
le
peuple
en
une
vraye
obeissance
de
foy.
Et
voila
pourquoy
Dieu
ne
leur
avoit
point
assigne
une
region
certaine
en
laquelle
ils
habitassent,
mais
les
avoit
espars
en
toute
la
terre.
Nous
savons
qu'il
n'y
avoit
lignee
ou
il
n'y
eust
des
Levites
parmi.
Et
pourquoy
cela?
Car
Dieu
les
pouvoit
bien
assembler,
afin
qu'ils
fussent
tous
en
Ierusalem
ou
estoit
le
temple,
et
aux
lieux
circonvoisins,
qu'ils
eussent
une
portion
assignee
comme
les
autres
lignees.
Or
il
ne
l'a
point
fait:
mais
il
a
voulu
qu'en
un
tel
pays,
en
une
telle
ville,
en
une
telle
contree,
en
une
telle
region
il
y
eust
tousiours
des
Levites,
afin
que
par
tout
le
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