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SERMON
LXXXIV.
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a
nos
prochains
qui
sont
disetteux
:
car
ce
sont
les
sacrifices
que
Dieu
demande
et
approuve.
Puis
qu'ainsi
est
donc,
notons
bien
que
si
un
homme
a
dequoy,
quand
il
se
nourrira
du
bien
qu'il
possede,
ce
n'est
pas
que
cependant
il
soit
exempte
d'en
faire
hommage
a
Dieu.
Et
en
quelle
sorte?
Qu'un
chacun
s'efforce
tant
qu'il
luy
sera
possible
d'aider
a,
ceux
qui
ont
faute
et
indigence
des
biens
de
ce
monde.
Voila
donc
le
vray
usage
que
nostre
Seigneur
nous
a
assigne
de
toutes
ses
creatures:
c'est
que
nous
luy
en
facions
offrande,
pour
declairer
que
nous
tenons
tout
de
luy.
Voila
a
quoy
se
sont
rapportees
les
premices
anciennes.
Et
auiourd'huy
il
faut
que
la
verite
encore
regne
entre
nous,
combien
que
la
ceremonie
n'y
soit
plus.
Apprenons
donc
de
tellement
nous
faire
du
bien,
que
nous
n'oublions
point
les
autres:
et
que
sur
tout
nous
ayons
en
memoire
que
nostre
ingratitude
polluera
nostre
boire
et
manger,
si
nous
ne
recognoissons
que
le
tout
nous
est
donne
de
Dieu.
Nous
oyons
ce
que
disoit
nostre
Seigneur
Iesus
Christ
a
ces
hypocrites,
que
mettoyent
grand'
peine
a
purifier
leurs
vaisseaux
qu'il
n'y
eust
nulle
macule:
Et
nettoyez
ce
qui
est
au
dedans
(dit-il).
Et
puis
il
adiouste,
qu'on
donne
aux
povres,
et
que
c'est
le
vray
moyen
de
purger:
qu'il
ne
faut
point
s'amuser
a
tant
de
menus
fatras,
comme
tousiours
le
monde
se
pense
iouer
avec
Dieu,
et
luy
voudra
bailler
des
hochettes
de
petits
enfans
pour
l'amuser:
tant
y
a
qu'on
ne
le
pourra
pas
abuser
ainsi.
Adyisons
donc,
suyvant
l'exhortation
de
Iesus
Christ,
si
nous
voulons
que
les
viandes
que
nous
prenons
soyent
sanctifiees,
que
Dieu
y
soit
honore,
et
que
nous
sentions
que
c'est
de
sa
pure
liberalite
que
nous
sommes
nourris.
Et
d'autant
que
nous
ne
luy
pouvons
apporter
ne
froid
ne
chaut,
qu'il
n'a
faute
de
rien,
que
nous
declarions
cela
envers
ses
povres:
car
ce
sont
les
procureurs
qu'il
nous
envoye
pour
recevoir
les
recognoissances
lque
nous
luy
faisons,
et
les
hommages
de
tous
ses
biens.
Voila
en
somme
ce
que
nous
avons
a
retenir
de
ce
mot.
Or
au
reste
ii
est
dit
que
quand
le
peuple
fera
ce
qui
est
droict
devant
Dieu,
et
iuste,
qu'il
sera
"benit,
luy,
ei
ses
enfans.
En
ceci
nous
sommes
tousiours
admonnestez,
que
pour
bien
reigler
nostre
vie,
il
ne
nous
faut
point
suyvre
nos
bonnes
intentions
qu'on
appelle:
mais
qu'il
nous
faut
escouter
ce
que
Dieu
nous
dit,
et
acquiescer
simplement
a
son
vouloir,
comme
il
sera
declaire
demain
plus
amplement
au
plaisir
de
Dieu.
Mais
encores
ici
Moyse,
comme
en
beaucoup
d'autres
passages,
advertit
le
peuple,
qu'il
ne
faut
point
qu'il
se
gouverne
a
sa
phantasie:
mais
que
Dieu
sur
tout
doit
estre
escoute.
Il
dit:
Quand
du
feras
ce
que
est
bon
et
iuste.
Et
devant
qui?
Sera-ce
devant
les
hommes?
Il
est
vray
que
nous
devons
cheminer
en
telle
sorte
que
nous
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