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roide,
ne
si
courte
que
les
peres
anciens.
Voila
Dieu
qui
nous
premet
auiourd'huy
du
manger
du
sang
des
bestes:
ce
qui
n'a
point
este
ottroye
aux
Iuifs.
Nous
savons
ce
qui
en
est
mesmes
declaire
par
les
Apostres:
car
ils
n'ont
point
fait
un
decret,
comme
les
Papistes
l'entendent,
qu'ils
ayent
rien
change
en
la
parolle
de
Dieu,
c'eust
este
un
sacrilege.
Mais
les
Apostres
sachans
que
nostre
Seigneur
Iesus
Christ
avoit
aboli
la
Loy
ceremoniale
a
sa
venue,
ont
declaire
qu'il
seroit
licite
de
manger
du
sang,
voire,
excepte
le
scandale.
Car
quand
ils
l'ont
deifendu
en
ce
15.
des
Actes,
ce
n'a
este
sinon
pour
un
temps,
et
encores
ils
monstrent
qu'il
y
a
liberte
pour
chacun,
selon
la
conscience,
pour
nourrir
paix
et
concorde.
Ils
conseillent
bien
qu'on
s'abstienne
de
cela,
voire
pour
un
temps
(comme
i'ay
dit),
iusques
a,
ce
que
les
fideles
fussent
mieux
confermez
en
la
doctrine
de
l'Evangile.
Or
maintenant
appliquons
ceste
doctrine
a.
nostre
usage.
I'ay
desia
dit,
qu'en
premier
lieu
il
nous
faut
tousiours
tenir
bridez,
cognoissans
que
ce
qui
est
en
scandale,
ne
nous
est
point
permis.
Et
pourquoy?
Dieu
nous
oblige
les
uns
aux
autres:
mais
cependant
si
avons-nous
nos
consciences
a
delivre,
que
nous
savons
que
ce
qui
n'estoit
point
permis
aux
peres
anciens,
auiourd'huy
nous
est
en
liberte.
Par
cela
ne
devons-nous
pas
estre
tant
plus
esmeus
a
servir
Dieu,
lequel
se
monstre
si
liberal
envers
nous.
Car
si
nous
estions
sous
la
servitude
de
la
Loy,
il
nous
faudroit
abstenir
d'homicide,
voyant
que
le
sang
des
bestes
nous
seroit
deffendu.
Auiourd'huy
il
nous
est
permis
:
et
ainsi,
gardons
d'abuser
d'une
telle
bonte
de
nostre
Dieu:
et
d'autant
plus
qu'il
s'eslargit
envers
nous,
qu'un
chacun
pense
de
se
tenir
sous
son
obeissance
et
suiettion,
que
nous
ne
facions
point
des
chevaux
eschappez,
comme
on
dit.
Voila
en
somme
ce
que
nous
avons
a
noter
de
ce
passage.
Or
quant
aux
voeus
et
oblations
dont
Moyse
parle
tant,
retenons
ce
qui
a
este
declare
ci
dessus,
c'est
que
Dieu
n'a
point
voulu
que
son
peuple
beust
et
mangeast,
que
cependant
il
n'y
eust
quelque
tesmoignage
que
le
tout
procedoit
de
luy.
Comme
quand
auiourd'huy
il
nous
permettra
a
chacun
de
boire
et
de
manger
selon
sa
faculte
:
ce
n'est
pas
qu'il
ne
vueille
que
nous
ne
communiquions
a
nos
prochains,
et
que
par
aumosnes
nous
ne
declairions
que
nous
luy
faisons
hommage
de
ce
qu'il
nous
aura
donne
comme
appartenant
a
luy
seul.
Auiourd'huy
il
n'y
aura
pas
un
tel
ordre,
comme
il
a
este
sous
la
Loy
de
Moyse
touchant
les
oblations,
touchant
les
premices,
et
les
sacrifices:
mais
les
aumosnes
sont
sacrifices
agreables
a
Dieu:
comme
il
nous
est
monstre,
sur
tout
par
l'Apostre
en
l'Epistre
aux
Hebrieux.
Et
c'est
une
doctrine
assez
commune
en
l'Escriture
saincte:
mais
la
notamment
il
est
dit,
qu'il
ne
nous
faut
point
oublier
la
fraternite
que
nous
devons
avoir
pour
secourir
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