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SERMON
LXXXIV.
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temple,
il
faut
avoir
une
autre
affection.
Il
est
vray
que
quand
on
travaille,
qu'on
fait
son
mesnage,
tousiours
Dieu
doit
estre
devant
nostre
regard:
qu'en
beuvant
et
en
mangeant
on
doit
faire
cela
en
son
Nom,
suyvant
la
doctrine
que
i'ay
alleguee
de
sainct
Paul.
Mais
si
nous
venons
au
temple:
Dieu
nous
est
encores
plus
prochain,
et
plus
familier:
car
nostre
Seigneur
Iesus
Christ
prononce
qu'il
est
ici
au
milieu
de
nous,
quand
nous
sommes
assemblez
en
son
Nom,
et
en
tendant
les
mains
au
ciel
nous
declairons
que
nous
venons
ici
nous
presenter
devant
la
face
de
nostre
Dieu.
Il
faut
donc
que
nous
ayons
une
affection
plus
singuliere,
et
plus
ardente,
quand
nous
venons
ici,
que
quand
nous
faisons
nos
besongnes
communes.
La
saincte
Cene
ne
doit-elle
pas
estre
distinguee
du
boire
et
du
manger
commun?
Il
est
vray
que
quand
nous
prendrons
nostre
repas
ordinaire,
il
faut
que
Dieu
y
soit
invoque,
qu'action
de
grace
luy
soit
rendue,
ou
nous
sommes
pollus:
mais
cependant
quand
nous
venons
a
la
Cene,
nous
devons
estre
ravis
d'une
autre
facon,
que
nous
ne
soyons
plus
en
ce
monde,
que
nous
ne
pensions
plus
a
Ja
nourriture
de
nos
corps:
mais
que
nous
regardions
au
Fils
de
Dieu
qui
s'appelle
nostre
vie,
qui
declaire
que
sa
chair
est
nostre
viande,
que
son
sang
est
nostre
bruvage
spirituel:
il
faut
donc
que
cela
soit
separe
de
ce
qui
appartient
a
l'ordre
commun
de
ceste
vie
terrestre.
Voila
ce
que
Moyse
a
ici
entendu,
quand
nostre
Seigneur
nous
donne
liberte
de
boire
et
de
manger,
que
nous
l'invoquions:
encores
qu'il
y
ait
de
l'infirmite
en
nous,
que
nous
ne
laissions
pas
pourtant
d'avoir
l'usage,
et
liberte
d'user
des
viandes
que
Dieu
assigne
a
nostre
usage:
et
que
nous
pouvons
faire
cela
d'une
conscience
paisible,
ne
doutant
point
qu'il
ne
soit
agreable
a
Dieu,
quand
nous
serons
ainsi
asseurez
par
luy,
et
qu'il
nous
dispense
par
sa
bonte
gratuite.
Et
sur
tout
quand
il
est
question
de
venir
a
luy,
que
nous
soyons
retirez,
et
comme
recueillis
de
nos
solicitudes
terrestres,
pour
aspirer
pleinement
au
ciel.
Comme
quand
nous
devons
celebrer
la
saincte
Cene,
que
nous
voyons
que
par
le
Baptesme
Iesus
Christ
nous
certifie
la
purgation
que
nous
avons
en
luy,
et
que
nous
sommes
reformez,
qu'il
nous
accepte,
et
nous
advoue
pour
ses
membres,
afin
que
le
siege
iudicial
de
Dieu
son
Pere
ne
nous
soit
plus
espouvantable:
quand
(di-ie)
nous
pensons
a,
cela,
il
faut
que
nous
soyons
attirez
a
la
vie
celeste,
et
que
nous
soyons
comme
recueillis
de
nos
solicitudes
terriennes,
afin
que
nous
puissions
tant
mieux
adherer
a
nostre
Dien,
et
que
cela
nous
profite
en
toute
nostre
vie.
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