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ils
despittent
Dieu,
et
s'abrutissent
la
du
tout:
que
si
le
vin
ne
leur
regorge,
et
qu'ils
le
puissent
entonner
comme
en
des
houseaux,
ce
ne
leur
est
point
assez,
Gardons-nous
d'une
telle
brutalite:
mais
que
ceci
nous
vienne
au
devant,
que
nous
sommes
en
la
presence
du
Seigneur.
Or
il
est
certain,
quand
nous
luy
porterons
telle
reverence,
que
nous
aurons
honte
de
gourmander,
en
sorte
que
nous
ressemblions
a
des
chiens,
ou
a
des
porceaux,
et
que
son
image
soit
deffiguree
en
nous,
quand
nous
serons
crevez
de
boire
et
de
manger
a
outrance.
Voila
ce
que
nous
avons
a
retenir.
Mais
aussi
quand
nous
aurons
une
annee
sterile,
que
nous
n'aurons
pas
vin
en
abondance,
que
le
bled
sera
cher:
nous
sommes
advertis
par
ce
passage
de
remercier
Dieu,
et
de
restraindre
nos
morceaux,
et
de
nous
mettre
une
bride.
Et
pourquoy?
Car
il
est
dit:
Que
nous
mangerons,
voire
selon
la
benediction
de
nostre
Dieu,
qu'il
nous
faut
regarder
quelle
faculte
Dieu
nous
donne
:
et
selon
que
nous
aurons
dequoy,
qu'un
chacun
apprenne
a
se
reigler,
que
nous
ne
soyons
point
comme
ceux
que
leurs
appettits
les
transportent,
tellement
qu'ils
iettent
tout
par
escuelles
(comme
on
dit)
afin
de
satisfaire
a
leur
ventre.
Il
y
aura
des
gens
qui
sont
si
frians,
que
plustost
que
de
se
restraindre
quand
Dieu
les
mettra
en
disette,
ils
vendront
et
robes,
et
plats,
et
escuelles:
ils
pouvoyent
considerer
qu'il
leur
falloit
reserver
quelque
chose
pour
l'advenir,
afin
que
s'ils
tomboyent
en
quelque
maladie,
et
autres
necessitez,
ils
eussent
quelque
peu
pour
se
subvenir.
Que
s'ils
avoyent
quelque
honnestete,
et
quant
et
quant
quelque
modestie,
pour
dire
:
Et
bien
:
Dieu
nous
veut
ici
traitter
petitement
:
qu'ils
avoyent
ceste
consideration-la
(di-ie)
ils
pouvoyent
dire:
Seigneur,
tu
as
tous
biens
en
ta
main,
voire,
et
en
telle
plenitude
que
tu
nous
en
pourrois
bien
eslargir
d'avantage:
mais
tu
veux
esprouver
nostre
patience.
Qu'il
te
plaise
donc
de
benir
le
peu
que
tu
nous
donnes,
afin
qu'il
nous
suffise:
que
ce
nous
soit
comme
Manne,
que
nous
cognoissions
seulement
que
tu
nous
y
declaires
ta
faveur.
Mais
quoy?
Il
n'est
question
que
de
remplir
le
ventre,
voire,
sans
regarder
ce
que
Dieu
nous
permet.
D'autant
plus
donc
nous
faut-il
bien
noter
ce
passage,
et
povres,
et
riches.
Que
celuy
qui
a
de
quoy
cognoisse,
c'est
la
benediction
de
mon
Dieu:
puis
qu'ainsi
est,
il
faut
que
ie
luy
en
rende
conte,
il
faut
que
i'advise
quel
est
l'usage
legitime,
lequel
il
m'a
ordonne,
c'est
assavoir
que
ie
ne
donne
point
a
ma
chair
tout
ce
qu'elle
desire,
et
appette:
mais
que
ie
garde
sobriete
quoy
qu'il
en
soit:
et
puis
que
ie
communique
a
ceux
qui
ont
faute
et
disette,
de
ce
que
i'ay
trop,
que
ie
leur
subvienne
de
mon
abondance:
que
les
riches
en
facent
ainsi.
Et
puis
que
les
povres
cognoissent
:
Et
bien
:
Dieu
ne
nous
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