10.1:196 voyre la croix de boys, et croy que le premier usage en a este bon mais par succession de temps cela sest empire. Ce signe ne sest pratticque iusques a Constantin qui est entre les iij et iiij c ans et encores lors ny fut faicte aucune adoration et Helene layant trouve et envoye a Constantin il la meit in foro. Des clous on dict que de lung elle le iecta en la mer, lautre elle en feit ung mortz au cheval de Constantin, lautre feut mis au diademe dudict Constantin: en quoy elle fut louee. Nous ne pouvons en cela fere que ce que la parolle de Dieu nous monstre du serpent dairyn qui fut brize par Ezechias quand il veid que le peuple en idolatroyt. Quant a Theodorit de sacrificiis ie respondz que les sacrifices ordonnez de Dieu ont commance avant ceulx des gentilz: mais le diable a voulu contrefere les sacrifices legitimes de Dieu comme singe et imitateur de ses oeuvres. Par le 10e des Actes et xxje de lapocalipse iavoys prouve que S. Pierre ne lange navoient pas trouve bon lhonneur. Aucuns ont dict que Corneille tenoyt du gentilisme : mais au contrere on lappelle religieux et alloit S. Pierre vers luy pour luy monstrer le vray messias. Corneille nest repris par S. Pierre par humilite mais parce quil le failloit reprendre et que ledict Cornelius passoyt mesure. Et les serviteurs de Dieu nont iamais en lescripture receu les honneurs apartenans aux princes. S. Augustin contra Faustum lib, xx0 cap. xxj dict le mesme. Lange semblablement dict: Conservus tuus sum, adora deum. Partant ie concludz que si le prototipe ne porte l'honneur moings se doibt fere aux images et au tipe. Quant aux martirs qui estoient enterrez soubz les autels S. Augustin au lieu preallegue dict: Colimus martyres cultu dilectionis et societatis. Au livre de la vraye relligion chapp. 16e, ou il parle aux chrestiens non aux gentilz, il dict que les sainctz sont a honorer pour imitation, non adorer pour relligion. Et des anges dict: Honoramus eos caritate non servitute, qui est dulia que lon a voulu separer de latrye. S. Augustin de moribus ecclesiae catholicae dict que de son temps il y avoit des adorateurs dimages et painctures lesquelz il blasme grandement. Quant a 8. Bazile qui dict diverses choses de la vie monastique ie dictz que ie ne puys penser que Bazile se soyt contrarye. On allegue S. Paul et 8. Iacques de la foy et des oeuvres. En cela se respondra en temps et en lieu. Il y a a present mesme idolatrye ignorante qu'il y avoit anciennement. Le concile de Nicene *) ne se peult recevoir sans erreur de la foy. Le dict concile estoit assemble sans les eglises de Gaule et de Germanye. Eu celluy de Francfort les ambassadeurs 1) second. (Add, d'une autre main.)