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SUR
LE
DEUTER.
CHAP.
XII.
194
si
est-ce
que
nous
ne
devons
point
estre
retenus
ici
bas
par
les
signes
et
aides
que
Dieu
nous
donne:
plustost
il
nous
faut
estre
menez
la
haut,
n'estans
point
enveloppez
de
superstitions,
pour
adorer
Dieu
d'une
facon
charnelle:
il
faut
que
nous
cognoissions
qu'il
remplit
tout,
voire
habitant
en
sa
gloire
celeste,
et
que
nous
le
cerchions
la
par
foy:
et
quand
nous
pensons
a
luy,
que
nous
ne
Tattirions
point
ici
bas
pour
Favoir
avec
nous
d'une
facon
charnelle,
mais
que
par
foy
nous
montions
la
haut
au
ciel
ou
il
habite:
comme
l'Escriture
en
parle.
Voila
donc
ce
que
nous
avons
a
retenir
de
ce
passage,
outre
ce
qui
en
a
desia
este
expose:
car
ie
ne
fay
que
refreschir
la
memoire
des
choses
qui
ont
este
deduites
plus
a
plein.
Or
il
y
a
puis
apres
un
conge
que
Dieu
donne
a
son
peuple,
de
manger
de
la
chair
par
tout
le
pays
de
Canaan,
mais
que
ce
ne
soyent
point
sacrifices,
ou
dismes,
ou
holocaustes,
ou
oblation
qu'on
eslevoit,
ou
les
premices.
Que
donc
toutes
chairs
communes
se
mangent
par
tout,
il
vous
sera
licite
:
mais
de
ce
qui
m'a
este
sacrifie,
qu'on
ne
le
mange
qu'au
lieu
que
i'auray
choisi
pour
y
mettre
mon
sanctuaire.
Mais
encores
il
adiouste
ici
un
mot:
Selon
la
benediction
que
ton
Dieu
saura
donnee.
Ici
nous
voyons
en
premier
lieu
qu'il
ne
nous
seroit
point
licite
de
manger
un
morceau
de
pain,
sinon
que
nous
fussions
admonnestez
qu'il
nous
est
donne
de
Dieu,
et
que
c'est
par
sa
licence
que
nous
le
mangeons.
Et
voila
pourquoy
sainct
Paul
requiert
la
foy,
quand
il
parle
du
boire
et
du
manger:
et
dit
que
tout
ce
qui
se
fait
sans
foy
est
peche.
Et
dequoy
traitte-il
la?
De
manger
ou
de
la
chair,
ou
des
herbages,
du
pain,
du
poisson,
toute
pitance.
Or
il
dit
qu'il
faut
que
cela
se
face
en
foy.
Et
comment?
On
diroit
que
la
foy
est
une
chose
beaucoup
plus
precieuse
que
de
la
mesler
parmi
les
viandes
qui
sont
corruptibles.
Voire,
mais
en
toute
nostre
vie
il
faut
que
nous
ayons
certitude
que
nous
n'attentons
rien
qui
ne
plaise
a
Dieu,
et
qui
ne
nous
soit
licite,
d'autant
qu'il
nous
en
donne
le
conge.
S.
Paul
donc
en
ce
passage-la
par
ce
mot
de
Foy
entend
le
tesmoignage
que
nous
avons
quant
au
boire,
et
au
manger,
que
Dieu
se
monstre
pere
envers
nous,
et
qu'il
nous
donne
la
nourriture
qui
est
requise
pour
nos
corps
:
et
que
ce
n'est
point
comme
en
desrobant,
ni
par
pillages
que
nous
usurpons
les
biens
que
la
terre
produit:
mais
c'est
autant
comme
si
nous
les
recevions
de
luy.
Quand
un
pere
donne
a
chacun
de
ses
enfans
sa
portion:
Tenez,
mangez:
ce
n'est
pas
plus
que
Dieu
fait
iournellement
envers
nous,
quand
nous
sommes
certifiez
par
sa
parolle
qu'il
a
donne
ceste
vertu
a
la
terre,
de
produire
du
ble
et
du
vin
pour
nostre
usage:
que
les
bestes
nous
sont
donnees,
afin
que
nous
Calvini
opera.
Vol
XXVII.
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