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la
ceremonie
soit
abbattue.
Apprenons
donc
qu'en
nous
esgayant
a
la
facon
des
enfans
de
ce
monde,
nous
reiettons
Dieu,
et
il
est
prive
de
son
honneur:
et
c'est
une
ingratitude
inexcusable,
quand
nous
ne
cognoissons
point
l'autheur
de
tout
bien.
Si
nous
avons
cela,
de
rapporter
toutes
nos
ioves
a
Dieu,
elles
seront
tousiours
attrempees:
outre
ce
qu'il
y
aura
une
bonne
fin,
Dieu
par
sa
maieste
nous
retiendra,
tellement
que
nous
ne
serons
point
desbordez,
ainsi
que
nous
voyons
les
povres
infideles
et
aveugles,
qui
s'esgayent
comme
bestes
brutes
en
toute
intemperance.
Nous
aurons
donc
tousiours
sobriete
et
modestie
quand
nos
yeux
seront
ainsi
dressez
a
Dieu.
Voila
pour
un
item.
Mais
cependant
aussi
Moyse
veut
que
les
peres
instruisent
leurs
enfans,
a
faire
le
semblable,
que
les
maistres
instruisent
leurs
serviteurs.
Car
ce
n'est
point
assez
que
l'homme
fidele
tasche
de
servir
a
Dieu:
mais
il
faut
qu'il
gouverne
sa
maison,
sachant
bien
qu'elle
luy
est
commise
a
ceste
fin-la,
et
qu'il
aura
a
en
rendre
conte.
Et
de
faict,
pourquoy
est-ce
qu'un
homme
aura
maistrise
sur
ses
prochains,
qui
sont
creatures
formees
a
l'image
de
Dieu:
et
cependant
Dieu
sera
prive
de
son
droict,
et
n'aura
point
le
degre
souverain?
Ou
sera-
ce
aller?
N'est-ce
point
pervertir
tout
ordre
de
nature?
Notons
bien
donc
qu'ici
nous
sommes
admonnestez
de
gouverner
tellement
nos
maisons,
que
Dieu
y
soit
honore
et
servi,
et
des
petits,
et
des
grands:
que
celuy
a
qui
Dieu
aura
donne
des
enfans,
advise
de
les
nourrir
en
droite
religion,
que
il
face
le
semblable
des
serviteurs
et
chambrieres,
tellement
que
Dieu
soit
le
pere
commun,
et
le
maistre
a
tous.
Voila
dequoy
Moyse
a
voulu
advertir
les
Iuifs:
et
en
leurs
personnes
il
nous
faut
aussi
auiourd'huy
estre
enseignez
de
faire
nostre
devoir
en
cela.
Et
cependant
nous
sommes
aussi
exhortez
a
humanite.
Car
combien
que
le
maistre
d'une
maison
ait
authorite
par
dessus
sa
famille:
toutesfois
quand
il
s'esiouit,
il
ne
doit
point
retenir
cela
a
soy:
mais
il
doit
aussi
departir
sa
ioye
a
toute
sa
famille
:
car
autrement
c'est
se
separer
d'avec
le
genre
humain,
et
il
n'y
a
point
une
communaute
que
Dieu
a
dediee.
Il
y
a
donc
ici
deux
articles
a
noter.
L'un
est,
que
celuy
qui
a
charge
d'enfans,
ou
de
serviteurs,
doit
mettre
peine
que
tout
soit
amene
a
Dieu:
et
puis,
que
ceux
qui
ont
des
gens
inferieurs,
et
qui
leur
sont
suiets
en
quelque
qualite
que
ce
soit,
doivent
estre
humains
envers
eux,
qu'ils
ne
doyvent
point
dominer
en
tyrannie,
ni
en
cruaute,
mais
en
toute
douceur:
tellement
qu'ils
les
facent
participans
du
bien
et
de
la
grace
qu'ils
auront
receus
de
la
main
de
Dieu.
Ce
que
Moyse
adiouste
des
Levites
est
pour
plus
ample
confirmation
de
ce
qu'il
avoit
dit,
qu'on
se
doit
esiouir
en
la
presence
de
Dieu.
Car
(comme
desia
nous
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