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SERMON
LXXXIII.
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tous
les
vices
des
hommes,
et
qu'il
ne
laissera
point
d'estre
fidele,
encores
que
nous
soyons
tous
menteurs.
H
est
vray
(comme
i'ay
desia
dit)
que
sous
ombre
de
cela
il
ne
nous
faut
point
flatter
:
car
si
nous
sommes
obstinez
en
mal,
nostre
Seigneur
saura
bien
trouver
moyen
de
s'acquitter
de
sa
promesse,
de
laquelle
nous
serons
frustrez.
Mais
apprenons
de
recognoistre
nos
fautes,
et
les
ayans
recogneues,
apprenons
aussi
de
nous
appuyer
sur
la
bonte
de
Dieu,
ne
doutans
point
qu'elle
ne
soit
si
grande,
et
si
infinie,
que
nonobstant
tous
les
empeschemens
que
nous
mettrons
de
nostre
coste,
elle
surmontera
tellement,
qu'en
la
fin
nous
sentirons
le
salut
duquel
nous-nous
estions
ferme
la
porte.
Voila
ce
qu'il
nous
faut
retenir
de
ce
passage
de
Moyse,
quand
il
parle
que
Dieu
devoit
assigner
un
lieu,
le
quel
U
avoit
choisi
d'entre
toutes
les
lignees
d'Israel,
ou
il
vouloit
que
son
nom
fust
reclame.
Le
reste
qui
ne
se
peut
maintenant
deduire,
se
poursuyvra
ci
apres.
LE
QUATRIESME
SERMON
SUR
LE
CHAP.
XII.
V.
12-18.
DU
MARDI
S*
D'OCTOBRE
1555.
Moyse
continuant
son
propos,
commande
ici
aux
Iuifs
de
s'esiouyr
en
la
presence
du
Seigneur.
Or
combien
que
ceste
doctrine
ait
este
desia
exposee
,
si
est-ce
qu'il
est
besoin
que
la
memoire
nous
en
soit
refreschie.
Car
ce
n'est
point
sans
cause
qu'il
en
est
ici
derechef
traitte,
et
le
sainct
Esprit
n'a
rien
mis
de
superflu,
comme
nous
avons
dit.
Les
hommes
ne
peuvent
tenir
mesure
en
leur
ioye,
qu'ils
n'y
soyent
tousiours
desreiglez:
et
cela
vient,
pource
qu'ils
ne
regardent
point
a
Dieu
en
s'esiouyssant:
qui
pis
est,
il
leur
semble
que
s'ils
ne
luy
tournent
le
dos,
ils
seront
tousiours
melancoliques.
Au
lieu
que
nous
devrions
cercher
tout
nostre
bien
en
Dieu,
pour
avoir
la
tout
nostre
repos:
il
nous
semble
que
nous
voila
bien
a
nostre
aise,
quand
nous
sommes
eslongnez
de
luy.
Or
pour
ceste
cause
Dieu
avoit
ordonne
ceste
ceremonie,
que
le
peuple
en
sacrifiant
faisoit
des
bancquets
solennels:
comme
si
on
eust
este
adverti
que
Dieu
estoit
la
present,
et
qu'il
se
declairoit
au
peuple.
Non
pas
que
ce
fust
le
tout
de
s'acquitter
une
fois
Tan:
mais
il
falloit
qu'un
chacun
remportast
ceste
instruction,
et
qu'il
eust
ceste
reigle
generale,
qu'en
beuvant
et
en
mangeant
il
falloit
tousiours
rapporter
le
tout
a
Dieu:
comme
aussi
sainct
Paul
nons
admonneste.
Et
voila
en
quoy
nous
voyons
que
la
verite
nous
demeure,
combien
que
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