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(comme
nous
l'avons
monstre
par
ci
devant).
Et
la
raison?
c'est
que
Dieu
a
voulu
esprouver
la
patience
de
son
peuple:
et
aussi
que
le
peuple
n'estoit
pas
digne
que
Dieu
establist
l'ordre
du
premier
coup,
tel
qu'il
l'avoit
promis.
Et
ceci
est
bien
a
noter:
car
nous
voyons
que
les
graces
de
Dieu
sont
retardees
beaucoup.
Dieu
dit:
Vous
n'aurez
point
si
tost
parle,
que
ie
ne
soye
appareille
pour
vous
secourir,
et
mesmes
devant
que
la
parolle
sorte
de
vostre
bouche,
ma
main
sera
estendue
a
vostre
aide.
Dieu
promet
cela:
et
cependant
il
nous
laisse
languir.
Et
pourquoy?
Pource
que
nous
avons
empesche
le
cours
de
sa
grace
par
nostre
incredulite,
et
nous
sommes
si
nonchallans
qu'il
ne
se
haste
point
de
venir
a
nous,
d'autant
aussi
que
nous
ne
venons
a
luy
qu'a
grande
difficulte,
et
comme
en
clochant:
mais
si
est-ce
que
tousiours
il
surmonte
par
sa
bonte
infinie
tous
nos
vices,
comme
il
en
est
advenu
en
ce
que
dit
ici
Moyse.
Dieu
avoit
promis
d'elire
un
lieu
ou
son
sanctuaire
reposeroit
a
iamais.
Or
cela
se
devoit
faire
si
tost
que
le
peuple
est
entre
en
la
terre
de
Canaan:
mais
cela
est
differe
longuement:
voila
cent
ans,
deux
cens,
trois
cens,
et
quatre
cens
ans
qui
se
passent,
et
ou
est
la
promesse
de
Dieu?
Pource
que
le
peuple
n'est
pas
digne
d'estre
ainsi
satisfait
comme
Dieu
l'avoit
declaire,
il
faut
donc
qu'il
porte
la
condamnation
de
ses
fautes:
car
il
n'a
point
dechasse
les
ennemis
comme
il
luy
estoit
commande,
il
a
este
lasche:
et
puis
il
s'est
destourne,
et
desbauche
en
beaucoup
de
vices
et
corruptions.
Voila
donc
Dieu
qui
retire
sa
main,
et
n'accomplit
point
sa
promesse,
iusques
au
temps
de
David.
Mais
combien
que
le
peuple
soit
malin,
et
pervers,
combien
qu'il
soit
ingrat
a
Dieu,
combien
qu'il
provoque
son
ire
en
tant
de
sortes
que
rien
plus,
si
ne
peut-il
aneantir
du
tout
ceste
promesse.
Et
la
raison?
Elle
ne
depend
point
des
merites
des
hommes.
Combien
donc
que
les
hommes
en
soyent
indignes,
si
est-ce
que
Dieu
en
la
fin
accomplit
ce
qu'il
a
dit:
mais
il
y
a
un
delay
entre
deux,
afin
que
le
peuple
cognoisse
son
mal,
qu'il
s'y
desplaise,
et
qu'il
en
gemisse.
Apprenons
donc
par
la,
que
si
quelquefois
Dieu
ne
monstre
point
du
premier
coup
qu'il
nous
vueille
en
effect
amener
en
possession
de
ses
graces,
que
c'est
d'autant
que
nous-nous
en
sommes
retirez
par
nostre
malice.
Mais
tant
y
a
que
nous
n'en
serons
point
privez,
moyennant
que
nous
recognoissions
nos
vices
pour
nous
y
desplaire,
et
qu'en
la
fin
sa
main
nous
sera
tendue
pour
nous
faire
entrer
en
possession
de
la
grace
de
laquelle
nous
meritions
¢æstre
bannis.
Il
est
vray
que
cela
ne
servira
rien
aux
hypocrites:
mais
quant
a
l'Eglise
de
Dieu,
encores
qu'elle
languisse
pour
un
temps,
nostre
Seigneur
en
la
fin
monstrera
que
sa
bonte
surmonte
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