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SUR
LB
DEUTER.
CHAP.
XII.
186
institution.
Iesus
Christ
a
ordonne
que
le
pain
et
le
vin
se
distribuent
entre
les
fideles.
Or
ce
sera
assez
qu'un
ie
prenne
a
part,
et
qu'il
mange
tout:
et
encores
une
fois
Tan,
quand
le
peuple
ira
pensant
communiquer
a
la
Cene,
qu'il
se
contente
d'une
partie,
et
que
l'autre
soit
reservee:
et
puis
qu'il
n'y
ait
nulle
declaration
de
la
parolle
de
Dieu:
qu'on
dise:
Ie
m'en
vay
recevoir
Dieu,
et
qu'il
y
ait
un
charme,
et
une
sorcellerie
pour
consacrer
le
pain
et
le
vin.
Voila
comme
ils
se
sont
fierement
destournez
de
l'intention
de
Iesus
Christ,
tellement
qu'ils
n'eussent
peu
batailler
contre
luy
avec
plus
grande
violence.
Or
quand
nous
voyons
ces
choses,
cognoissons
la
grace
que
Dieu
nous
a
faite
en
nous
retirant
de
telles
confusions:
et
cependant
notons,
que
ce
n'est
point
sans
cause
que
Dieu
a
tant
insiste
la
dessus,
que
le
peuple
ne
se
gouvernast
point
a
sa
phantasie.
Et
pourquoy?
Car
nous
voyons
que
c'est
des
hommes
quand
ils
s'esgarent,
comme
ils
desguisent
la
verite,
et
que
leurs
mensonges
sont
infinis
depuis
qu'ils
se
sont
permis
une
telle
licence.
Advisons
donc
de
nous
retenir,
voire
quand
Dieu
nous
aura
donne
repos
de
nos
ennemis,
et
que
nous
habiterons
en
lieu
ou
nous
le
pourrons
purement
adorer,
que
nous
gardions
la
simplicite
qu'il
nous
commande,
et
qu'il
approuve
par
sa
parolle,
sans
en
decliner
tant
peu
que
ce
soit:
car
nous
avons
aussi
besoin
de
nous
tenir
bien
loin
de
toutes
corruptions,
si
nous
avons
delibere
d'obeir
a
nostre
Dieu.
Et
pourquoy?
C'est
un
terrible
abysme
que
l'esprit
de
l'homme.
Et
puis
chacun
attire
son
prochain
en
erreur.
C'est
donc
un
labyrinthe
qui
se
forge
incontinent,
ou
il
n'y
a
nulle
issue:
sinon
que
ce
qui
est
dit
ici
s'observe,
c'est
qu1
on
ne
face
point
chacun
selon
que
bon
luy
semblera.
Et
notons
que
par
ce
mot
aussi
toutes
nos
intentions
(qu'on
appelle)
sont
condamnees,
encores
qu'elles
nous
semblent
bonnes:
car
nous
ne
sommes
pas
iuges
competans,
il
faut
que
Dieu
declaire
ce
qu'il
trouve
bon:
et
si
nous
trouvons
de
nostre
coste
quelque
raison
apparente,
tout
cela
ne
sera
que
fumee.
Et
ainsi
donc
d'autant
que
Dieu
ici
oppose
directement
sa
parolle,
et
le
tesmoignage
de
sa
volonte
a
toutes
nos
devo¡í
tions,
et
a
tout
ce
que
bon
nous
semble,
cognoissons
qu'il
ne
nous
est
point
licite
de
suyvre
ce
que
nous
aurons
trouve
bon:
car
tout
cela
n'est
rien:
mais
il
faut
que
tout
le
service
que
nous
rendons
a
Dieu,
soit
fonde
sur
sa
parolle,
et
sur
sa
verite
infallible.
Sans
cela
nous
ne
faisons
que
bastir
en
l'air,
c'est
a
dire,
ce
ne
sont
que
toutes
resveries
de
nostre
cas.
Or
derechef
Moyse
adiouste
ce
qu'il
avoit
desia
dit
des
sacrifices,
des
holocaustes,
des
oblations
volontaires,
des
voeus,
et
des
dismes,
que
tout
cela
se
rende
au
lieu
que
Dieu
avoit
choisi
de
Tune
des
lignees.
Ceci
n'a
pas
este
si
tost
accompli
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