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mais
qu'il
en
a
reserve
la
declaration,
lors
que
le
peuple
est
entre
en
son
heritage.
Et
notamment
il
dit,
que
les
Iuifs
hahiteront
a
repos,
et
seurement,
encores
quHls
ayent
leurs
ennemis
a
Venviron.
Or
par
cela
il
nous
est
monstre
que
ce
n'est
point
assez
d'avoir
conqueste
le
pays:
mais
qu'il
falloit
que
Dieu
les
y
maintinst
sous
sa
protection.
Or
comme
le
peuple
estoit
admoneste
de
cela,
aussi
auiourd'huy
il
nous
appartient:
car
Dieu
nous
declaire
que
s'il
nous
a
appellez,
c'est
comme
s'il
nous
avoit
fait
passer
la
mer
rouge.
Il
est
vray
qu'il
nous
pourroit
bien
appeller
sans
que
nous
changions
de
lieu:
mais
regardons
ou
c'est
que
Dieu
nous
prend,
et
ou
c'est
qu'il
nous
attire.
Or
il
nous
prend
au
profond
d'enfer:
quand
nous
sommes
en
nostre
nature,
nous
n'avons
nul
acces
au
royaume
des
cieux,
nous
n'avons
nulle
accointance
avec
luy,
nous
sommes
bannis
de
toute
esperance
de
vie:
et
apres
qu'il
nous
a
retirez
d'une
telle
confusion,
il
nous
esleve
a
soy,
afin
que
nous
y
adherions:
et
combien
qu'auiourd'huy
nous
habitions
en
terre,
nous
ne
laissons
pas
toutesfois
d'estre
heritiers
de
cest
heritage
celeste.
Cela
est
beaucoup
plus
que
si
nous
passions
une
mer
rouge.
Car
nous
avons
un
ennemi
plus
grand,
et
plus
robuste
que
n'estoit
pas
Pharao
avec
tout
son
peuple:
quand
nous
avons
tous
les
diables
contraires
a
nous,
et
qui
taschent
d'empescher
nostre
salut,
et
qui
en
ont
les
moyens,
et
qui
sont
si
rusez:
que
pouvons-nous
faire?
Ils
sont
appellez
princes
de
l'air,
ils
dominent
sur
nos
testes
pour
nous
accabler,
sinon
que
Dieu
nous
en
delivre.
Voila
donc
une
vertu
grande
que
Dieu
demonstre,
quand
il
luy
plaist
de
nous
recueillir
a
soy.
Mais
ce
n'est
rien,
sinon
que
nous
soyons
conservez
sous
sa
main,
et
sous
sa
garde.
Car
cependant
que
nous
serons
en
ce
monde,
nous
serons
tousiours
environnez
de
nos
ennemis.
Le
Diable
ne
cesse
de
nous
molester,
il
a
ses
astuces
et
ses
finesses
et
de
nostre
coste
nous
sommes
desarmez
et
desprouveus:
il
faut
bien
donc
que
Dieu
soit
nostre
protecteur.
Et
mesme
ii
ne
faut
point
que
le
diable
vienne
de
loin:
car
desia
nous
portons
en
nous
tant
de
vices
que
nous
serions
cent
fois
veincus
sans
grand
assaut
ni
alarmes.
Notons
bien
donc
que
tout
ainsi
que
Dieu
a
promis
aux
Iuifs
de
les.
garder
en
l'heritage
qu'il
leur
donnoit,
il
faut
auiourd'huy
que
nous
soyons
maintenus
par
sa
main
en
la
foy,
et
en
la
perseverance
de
son
service:
ou
autrement
voila
nostre
salut
qui
perira
a
chacune
minute
de
temps,
qu'il
n'y
aura
nulle
fermete,
ne
demeure.
Or
apres
cela
Moyse
adiouste,
Dieu
veut
qii
alors
vous
le
serviez
au
lieu
qu'il
elira
pour
y
mettre
son
nom.
Comme
s'il
disoit,
qu'il
ne
faut
point
que
nous
constituions
nostre
repos
a
inventer
ceci
ou
cela:
mais
que
nous
soyons
paisibles,
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