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SUR
LE
DEUTER.
CHAP.
XII.
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a
rendu
tesmoignage
de
sa
volonte,
il
nous
faut
tenir
la
tout
court,
il
n'est
plus
licite
d'adiouster
rien
qui
soit:
car
il
faudroit
entrer
en
dispute
qui
seroit
le
plus
sage
de
Dieu,
ou
nous:
si
nous
voulons
avoir
quelque
chose
de
meilleur
que
ce
qu'il
nous
a
dit,
et
ou
seroit-ce
aller?
Or
tant
y
a
que
les
hommes,
s'ils
ne
se
peuvent
assuiettir
a
ce
que
Dieu
leur
commande,
entrent
en
ceste
presomption
diabolique,
qu'ils
veulent
estre
sages
plus
que
Dieu
ne
leur
a
appris.
Retenons
donc
quand
nous
avons
tesmoignage
de
ce
que
Dieu
approuve,
qu'il
nous
faut
la
arrester
du
tout.
Or
cependant
il
nous
faut
noter
que
Dieu
non
sans
cause
a
donne
tant
de
reigles
au
peuple
ancien,
pour
monstrer
comme
il
devoit
sacrifier.
Quand
nous
lisons
au
Levitique
les
choses
qui
sont
la
contenues,
il
nous
semble
qu'il
y
a
de
la
superfluite
beaucoup.
Car
Dieu
pouvoit
bien
dire
en
brief
sommaire:
Ie
veux
avoir
un
temple,
ie
veux
que
la
on
me
sacrifie:
mais
il
y
a
tant
de
preceptes,
qu'on
est
esbahi,
et
quasi
on
s'y
trouve
esperdu.
Et
qui
en
est
cause?
Or
il
est
vray
que
le
tout
s'est
fait
selon
le
patron
que
Moyse
avoit
veu
en
la
montagne,
ainsi
que
Dieu
le
declaire:
et
par
cela
il
est
signifie
que
les
figures
(combien
que
nous
ne
sachions
point
auiourd'huy
en
tout
et
par
tout
quel
en
estoit
l'usage)
ont
eu
une
verite
spirituelle
qui
se
peut
rapporter
a
ce
qu'auiourd'huy
nous
avons
a
la
venue
de
nostre
Seigneur
Iesus
Christ:
car
il
est
la
substance,
et
le
corps
de
tous
les
ombrages
qui
avoyent
este
sous
la
Loy.
Quand
nous
lirons
pourquoy
le
grand
Sacrificateur
ne
devoit
point
entrer
sans
tel
accoustrement
:
et
bien,
on
sera
esbahi,
voila
un
homme
desguise,
et
il
y
a
tant
de
choses
a
l'entour
de
luy.
Et
pourquoy
est-ce?
Or
notons
que
c'estoit
pour
advertir
le
peuple,
que
celuy
qui
devoit
estre
Mediateur
entre
Dieu
et
les
hommes,
n'estoit
point
de
l'estat
ni
du
rang
commun
:
qu'il
falloit
qu'il
eust
une
sainctete
speciale,
pour
approcher
de
Dieu.
Et
voila
pourquoy
il
portoit
ce
tiltre
pour
un
fronteau
sur
sa
teste:
Sanctifie
a
Dieu,
ou:
La
sainctete
de
Dieu.
Et
puis
il
y
avoit
les
autres
accoustremens,
qu'il
ne
pouvoit
marcher
qu'il
n'y
eust
un
son,
ou
une
resonnance.
Car
il
portoit
les
clochettes
au
pan
de
sa
robe,
et
c'estoit
pour
monstrer,
que
tous
doivent
estre
attentifs
quand
on
parle
que
le
Fils
de
Dieu
s'est
offert
pour
nous
en
sacrifice,
que
nous
devons
dresser
les
aureilles,
que
cela
doit
retentir
en
nos
coeurs,
afin
que
nous
cerchions
le
moyen
d'estre
reconciliez
a
Dieu.
Il
y
avoit
les
autres
choses
desquelles
on
peut
appercevoir
raison:
comme
les
douze
pierres
que
portoit
le
Sacrificateur
devant
son
estomach
aupres
de
l'Ephod:
et
puis
il
y
avoit
la
les
noms
engravez
en
d'autres
pierres
sur
ses
espaules:
et
cela
estoit
pour
signi-
Calvini
opera.
Vol
XXVII.
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