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SUR
LE
DEUTER.
CHAP.
XII.
174
'oeuvres
et
mangerez
en
la
presence
de
vostre
Dieu,
et
vous,
et
vos
maisons:
et
quand
vous
viendrez
la,
Dieu
vous
benira.
Ici
Moyse
adiouste,
que
quand
le
peuple
se
rangera
ainsi
qu'il
a
dit
dessus,
que
Dieu
le
fera
prosperer:
c'est
la
somme
de
ce
qu'il
veut
dire.
Or
cependant
il
nous
monstre,
mesmes
quant
a
ce
qui
concerne
ceste
vie
temporelle,
qu'il
nous
faut
dedier
le
tout
au
service,
et
a
l'honneur
de
nostre
Dieu.
Et
ceci
est
bien
notable
:
car
nous
voyons
que
le
monde
se
voudroit
tellement
acquitter
envers
Dieu,
qu'apres
l'avoir
servi,
il
eust
treves.
Comme
quoy?
Les
plus
grands
bigots
en
la
Papaute,
quand
ils
auront
fait
tous
leurs
agios
en
leurs
temples,
quand
ils
auront
prins
beaucoup
d'asperges
d'eau
beneite,
qu'ils
auront
fait
leurs
grandes
croix,
qu'ils
auront
fait
beaucoup
de
mea
culpa,
il
leur
semble
que
tout
le
reste
du
iour
ils
pourront
tourner
le
dos
a,
Dieu,
quand
ils
auront
tourne
le
cui
au
temple,
et
que
Dieu
ne
les
voit
plus.
Et
pourquoy?
Pource
que
le
voila
bien
paye,
il
faut
qu'il
se
contente.
Voila
comme
les
hommes
se
gouvernent.
Et
pourquoy?
C'est
que
nous
ne
cognoissons
point
que
le
service
de
Dieu
est
tellement
spirituel,
que
toutesfois
en
ce
que
nous
faisons
quant
a
la
vie
presente,
il
faut
que
le
tout
se
rapporte
la.
Comme
quand
nous
beuvons
et
mangeons,
il
est
vray
que
c'est
afin
que
nous
soyons
substantez
au
monde,
iusques
a
ce
que
Dieu
nous
en
retire:
nous
avons
les
autres
necessitez
de
ceste
vie,
chacun
fera
ses
negoces,
chacun
aura
son
travail,
et
labeur:
or
il
est
vray
que
tout
cela
est
du
monde,
et
de
la
terre:
mais
il
ne
se
doit
pas
separer
du
ciel,
quoy
qu'il
en
soit.
Ainsi,
quand
nous
venons
pour
boire,
et
pour
manger,
cognoissons
que
tellement
nous
prenons
la
nourriture
de
nos
corps,
qu'il
faut
que
la
nous
avons
quelque
goust
de
la
bonte
de
nostre
Dieu,
que
nous
puissions
nous
esiouyr
en
luy,
d'autant
qu'il
est
nostre
pere
nourricier,
que
c'est
luy
duquel
nous
tenons
nostre
pain
ordinaire:
comme
nous
le
protestons
en
luy
demandant.
Quand
nous
avons
prins
nostre
repas,
il
faut
que
nous
poursuyvions
pour
estre
rassasiez
des
biens
qui
nous
sont
apprestez
au
ciel,
quand
nous
partirons
de
ce
monde,
et
que
desia
nous
en
ayons
quelque
commencement,
et
que
nous
y
aspirions
tousiours
de
plus
en
plus.
Voila
donc
ce
que
Moyse
a
entendu
notamment
en
ce
passage,
disant:
Apres
que
vous
aurez
sacrifie
a
vostre
Dieu,
la
vous-vous
esiouyrez
en
sa
presence:
car
avec
les
sacrifices
il
y
avoit
les
banquets
que
faisoit
le
peuple.
Et
comment?
Des
banquets
sacrez:
non
pas
que
Dieu
fust
honore
en
beuvant,
et
mangeant:
mais
c'estoit
un
tesmoignage
qu'il
falloit
que
toute
leur
vie
ils
cogneussent
qu'ils
estoyent
en
la
presence
de
Dieu,
que
ce
n'estoit
point
seulement
au
commencement
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