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SUR
LE
DEUTER.
CHAP.
XII.
166
Fils
de
Dieu,
lequel
nous
appelle
a
soy
pour
estre
conioint
avee
nous.
Et
il
nous
faut
aussi
prattiquer
ce
que
i'ay
desia
allegue
de
S.
Pierre:
Que
nous
soyons
comme
enfans
nouveau
nais.
Car
quand
un
enfant
commence
par
Ta.
b.
c,
il
est
docile,
et
se
laisse
gouverner:
ainsi
qu'en
tout
et
par
tout
nous
apprenions
ceste
lecon
que
Dieu
nous
monstre
en
sa
doctrine,
et
que
toute
nostre
sagesse
soit
de
luy
obeyr.
Voila
donc
ce
que
nous
avons
a
noter
de
ce
passage,
quand
il
est
dit:
Tu
ne
feras
point
ainsi
avec
ton
Dieu:
car
Dieu
ne
veut
point
estre
reigle
a
la
balance,
ni
a
la
mesure
des
idoles:
mais
il
veut
qu'on
recoive
ce
qu'il
commande,
et
qu'on
y
acquiesce
sans
contredit,
et
sans
replique.
Pour
declaration
il
dit:
Quon
vienne
au
lieu
qu'il
aura
choisi
de
toutes
les
lignees,
pour
y
mettre
son
nom,
et
pour
y
habiter
:
combien
que
ce
mot
ici
soit
expose
par
aucuns
pour
son
habitation,
c'est
a
dire,
pour
son
sanctuaire,
et
pour
son
tabernacle.
Mais
tout
revient
a
un:
car
la
doctrine
n'est
point
obscure,
ne
douteuse,
que
Dieu
veut
qu'au
lieu
que
les
Payens
avoyent
dresse
beauconp
d'autels,
beaucoup
de
chappelles,
qu'ils
faisoyent
beaucoup
de
pelerinages,
qu'ils
se
contentent
d'avoir
un
seul
sanctuaire.
Or
s'il
estoit
licite
aux
hommes
de
se
gouverner
par
leur
raison:
les
Iuifs
pouvoyent
bien
ici
plaider
contre
Dieu:
Comment?
Le
pays
est
grand:
et
faudra-il
qu'il
n'y
ait
nul
autel
par
tout,
sinon
en
un
lieu
seul
?
Il
y
aura
une
grosse
ville,
et
la
on
ne
verra
point
un
temple
la
ou
on
sacrifie,
la
ou
on
face
sa
devotion.
Il
y
a
tant
de
pays
circonvoisins,
et
on
adorera
Dieu
seulement
regardant
au
ciel?
Et
pourquoy
n'y
aura-il
point
d'autel?
Il
sembleroit
donc
que
le
peuple
des
Iuifs
eust
eu
bien
iuste
occasion
de
reietter
ce
commandement,
et
de
dire:
Nous
voulons
estre
si
devots,
que
nous
ayons
quelque
signe
et
marque
que
Dieu
habite
entre
nous,
et
le
voulons
adorer,
et
luy
voulons
faire
des
sacrifices
solennels.
Mais
quoy?
Il
faut
que
les
hommes
se
tiennent
ici
bridez,
et
qu'ils
captivent
leurs
propres
sens
:
et
puis
que
Dieu
parle,
qu'ils
se
tiennent
coys,
et
qu'ils
n'attentent
point
de
rien
avancer,
sinon
ce
qui
leur
sera
permis
de
sa
bouche.
Voila
donc
comme
nostre
Seigneur
a
voulu
humilier
les
siens,
c'est
qu'il
les
a
assuiettis
a
sa
parolle.
Ainsi
apprenons
qu'il
ne
nous
faut
point
gouverner
a
nostre
poste,
ni
a
nostre
cerveau:
mais
qu'il
nous
doit
suffire
que
nostre
service
soit
agreable
a
Dieu,
quand
il
sera
conforme
a
se
volonte:
il
n'y
a
que
cela.
Et
notamment
il
est
dit:
Au
lieu
que
l'Eternel
ton
Dieu
choisir
a.
Comme
s'il
disoit,
qu'il
n'est
point
en
la
liberte
des
Iuifs
d'assigner
un
lieu
a
Dieu,
pour
dire:
Voila
ou
on
luy
doit
sacrifier:
il
ne
faut
point
que
les
hommes
s'ingerent
iusques
la.
C'est
a
ton
Dieu
de
choisir,
dit
Moyse.
En
somme
il
veut
que
l'authorite
de
Dieu
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