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tion.
Or
Moyse
ayant
ainsi
parle,
monstre
que
ce
n'est
point
le
tout,
qu'on
ait
ainsi
aboli
les
idoles:
mais
que
le
principal
est,
d'establir
le
pur
service
de
Dieu,
de
le
remettre
au
dessus,
et
de
le
restaurer.
Et
ceci
est
bien
a
noter:
car
nous
en
verrons
beaucoup
auiourd'huy
qui
se
mocqueront
assez
des
follies
du
Pape,
et
des
abus
qui
regnent
sous
sa
tyrannie:
ils
oseront
bien
manger
chair
en
vendredi,
ils
n'en
tiendront
pas
grand
conte,
ne
de
Karesme,
ne
de
vigiles,
ne
de
prendre
eau
benite,
ne
de
baiser
les
reliques,
ne
de
courir
en
pelerinage,
ne
de
tous
ces
autres
menus
fatras
qui
sont
la:
ils
n'auront
pas
grande
devotion
a
la
messe,
ni
a
confesse,
ils
ne
se
soucieront
gueres
des
trespassez,
ne
de
faire
chanter
pour
les
morts.
Nous
verrons
donc
beaucoup
de
gens
qui
sauront
bien
mespriser
toutes
les
superstitions
de
la
Papaute,
mesmes
ils
s'en
mocqueront,
et
les
condamneront
pleinement.
Mais
quoy?
Il
n'y
a
nulle
crainte
de
Dieu,
il
n'y
a
nulle
religion.
Or
il
vaudroit
mieux
qu'ils
fussent
encores
abrutis
en
leur
ignorance,
que
de
venir
en
un
tel
mespris
pour
hurter
comme
bestes
sauvages
contre
toute
maieste
Divine,
et
ne
point
sentir
qu'il
y
a
un
Dieu
qui
regne
sur
tout
le
monde.
Ce
n'est
donc
pas
beaucoup
profite,
d'avoir
aboli
les
idoles:
mais
il
faut
que
la
vraye
religion
s'establisse.
Comme
quand
il
y
aura
quelque
maison
mal
bastie,
si
on
dit:
Et
ceci
ne
vaut
rien,
ou
qu'il
y
ait
des
vices:
ce
sera
donc
bien
fait
de
la
demollir.
Mais
si
on
la
laisse
la
en
tel
estat,
encores
il
eust
mieux
valu
avoir
la
quelque
trou
pour
se
loger,
combien
que
cela
fust
mal
sain,
et
qu'il
y
eust
beaucoup
de
vices,
on
s'en
serviroit
tellement
quellement:
mais
si
on
destruit,
et
qu'on
rase
tout,
et
cependant
qu'on
ne
redifie
point:
ou
sera-ce
aller?
Notons
bien
donc
que
Moyse
nous
apporte
ici
une
doctrine
parfaicte,
laquelle
consiste
en
deux
reigles.
C'est
que
nous
adorions
nostre
Dieu
purement:
et
puis,
que
toutes
superstitions
soyent
abbattues,
afin
que
rien
n'empesche
que
Dieu
ne
soit
honore,
comme
il
en
est
digne,
et
qu'on
ne
regarde
a
luy,
et
qu'on
se
tienne
a
sa
seule
maieste.
Or
en
premier
lieu
il
parle
d'abolir
toutes
superstitions.
Et
pourquoy?
Car
si
on
veut
cultiver
un
champ
pour
y
semer,
il
faudra
bien
s'il
est
plein
de
ronces,
et
d'espines,
et
de
mauvaises
herbes,
qu'on
deffriche
en
premier
lieu:
ou
bien
devant
qu'y
ietter
la
semence,
il
faudra
que
la
charrue
y
passe,
pour
faire
mourir
les
mauvaises
herbes.
Ainsi
faut-il
que
les
corruptions
soyent
ostees
du
milieu
de
nous,
pour
nous
ranger
au
service
de
Dieu.
Car
on
aura
beau
nous
prescher
qu'il
y
a
un
Dieu,
lequel
nous
devons
adorer:
si
desia
nous
sommes
preoccupez
de
mauvaises
phantasies,
ou
d'imaginations
frivoles,
on
ne
profitera
rien:
que
tousiours
nostre
esprit
sera
em-
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