|
20:160
leure
du
monde
de
luy
rendre
la
pareille,
puisqu'il
vous
a
convie
le
premier.
Parquoy
nous
vous
supplions
qu'il
vous
plaise
nous
mander
ce
que
nous
aurons
a
faire,
car
sitost
que
nous
aurons
le
mot,
nous
ne
faudrons
a
faire
toute
diligence.
L'adresse
sera
seure,
a
Lyon
chez
Monsieur
le
6)
Aubrec,
lequel
est
de
vos
bons
serviteurs.
Outre
ce
que
par
deux
fois
la
copie
vous
a
este
envoyee,
et
ne
doutons
pas
que
vous
ne
l'ayiez
leue
et
approuvee,
vous
en
pourrez
avoir
l'advis
de
M.
le
cardinal
de
ChaMlon,
pour
estre
tant
mieux
conferme
en
vostre
jugement.
Au
reste,
Monseigneur,
nous
ne
pouvons
aussi
omettre
de
vous
prier
en
general
non
seulement
d'avoir
la
cause
de
nostre
Seigneur
Iesus
Christ
pour
recommandee,
a,
ce
que
le
cours
de
l'Evangile
soit
avance,
et
que
les
povres
fideles
soyent
en
seurete
et
repos,
mais
aussi
de
monstrer
en
toute
vostre
vie
que
vous
avez
profite
en
la
doctrine
de
salut,
et
que
vostre
exemple
soit
tant
dedifier
les
bons,
que
de
clorre
la
bouche
a
tous
mesdisans.
Car
d'aultant
plus
que
vous
estes
regarde
de
loing,
estant
t
esleve
en
si
hault
degre,
tant
plus
devez
vous
estre
sur
vos
gardes
qu'on
ne
trouve
que
redire
en
vous.
Vous
ne
doubtez
pas,
Monseigneur,
que
nous
n'aimions
vostre
honneur,
comme
nous
desirons
vostre
salut.
Or
nous
serions
traistres
en
vous
dissimulant
les
bruits
qui
courent.
Nous
n'estimons
pas
qu'il
y
ait
du
mal
ou
Dieu
soit
directement
offense,
mais
quant
on
orra
dire
6)
que
vous
faites
l'amour
aux
dames,7)
cela
est
pour
deroger
beaucoup
a
vostre
authorite
et
reputation.
Les
bonnes
gens
en
seront
offences,
les
malins
en
feront
leur
risee.
Il
y
a
la
distraction
qui
vous
empesche
et
retarde
a
vaquer
a
vostre
debvoir.
Mesmes
il
ne
se
peut
faire
qu'il
n'y
ait
de
la
vanite
mondaine,
et
il
vous
faut
surtout
donner
garde
que
la
clarte
que
Dieu
a
mise
en
vous,
ne
s'estouffe
et
ne
s'amortisse.
Nous
esperons,
Monseigneur,
que
cest
advertissement
vous
sera
agreable,
5)
abreviation
illisibie.
6)
quand
on
nous
a
dict
Bt.
7)
Le
prince
de
Conde
estoit
amoureux
de
la
Damoiselle
Isabelle
de
Limeuil
l'une
des
filles
que
la
Reine
luy
avoit
baillee
pour
le
desbaucher,
comme
l'ambition
trouve
tout
loisible
pourveu
qu'elle
atteigne
a
sea
desseins.
(Disc.
merveilleux
de
la
vie
de
Catherine
de
Medicis,
dans
le
Recueil
de
pieces
servant
a
Vhist.
de
Henri
III.
Cologne
1663.
4.
p.
288.
Ce
discours
est
attribue
a
Beze,
de
Serres
et
autres.)
.
Une
autre
femme
cherchait
a
seduire
le
prince
;
c'etait
la
veuve
du
marechal
de
S.
Andre.
Elle
n'avait
d'autres
attraits
a
ses
yeux
que
sa
fortune
immense.
Il
eut
assez
peu
de
delicatesse
pour
accepter
les
dons
d'une
femme
que
la
passion
rendait
prodigue
et
n'embellissait
pas.
(Lacretelle,
Hist.
d.
France
pendant
les
guerres
de
rel.
1814.
II.
149.
Comp.
Jules
Delaborde,
EUon.
de
Eoye
1876.
p.
239.)
|