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EPISTOLAE
4027-4029
160
(Copie.
Bibi.
imp.
Coll.
Dupuy,
Vol.
102,
fol.
46.
.
Bonnet
IL
537;
Trad.
angi.
IV.
337.)
Monseigneur,
il
y
a
desia
assez
long
temps
que
nous
vous
priasmes
qu'il
vous
pleust
nous
faire
entendre
vostre
bon
vouloir
touchant
la
Confession
qui
avoit
este
faite
durant
la
guerre,
*)
pour
clore
la
bouche
a
vos
ennemis
qui
faisoyent
a
croire
par
leurs
calomnies
ce
que
bon
leur
sembloit,
et
celui
qui
l'avoit
faite
ne
s'estoit
point
avance
de
sa
fantaisie,
mais
en
avoit
este
requis
et
sollicite
par
M.
DAndelot,2)
lequel
estant
pour
lors
en
Allemaigne,
cognoissoit
combien
un
tel
remede
seroit
utile
et
necessaire.
Or
elle
vous
fut
alors
addressee,
mais
les
passages
estans
clos,
on
ne
peut
avoir
responce
si
vous
trouveriez
bon
qu'elle
fust
jmprimee,
ce
que
nous
n'eussions
jamais
voulu
attenter
sans
vostre
conge.
Depuis
nous
avons
este
jnduits
et
esmeus
par
bonnes
raisons
que
le
temps
estoit
aussi
opportun
que
jamais.
Nous
ne
scavons
a
quoy
il
a
tenu
que
nous
n'ayons
sceu
vostre
bon
vouloir,
sinon
que
nous
pensions
bien
qu'au
millieu
de
tant
d'affaires,
cecy
peut
avoir
este
oublie.
Maintenant
nous
sommes
contraints,
Monseigneur,
de
vous
en
refreschir
la
memoire,
voire,
si
besoing
est,
vous
jmportuner.
Oar
nous
avons
este
advertis
que
le
duc
de
Wirtemberg
a
fait
translater
un
Catechisme
en
Francois
tout
expressement,
pour
renverser
la
doctrine
que
nous
tenons
de
la
Cene.
3)
Nous
prevoyons
beaucoup
d'inconveniens,
ausquels
il
seroit
besoing
d'obvier.
Nous
ne
doubtons
point
qu'il
ne
vous
en
face
present,
s'il
ne
l'a
desia
fait,
pour
vous
induire
a
quitter
la
pure
simplicite
en
laquelle
vous
avez
este
enseigne.
S'il
n'en
peut
venir
a
bout,
comme
nous
esperons
qu'il
sera
frustre
de
ce
coste,
son^dessein
est
de
braver
cestui-ci
et
cestui-la
pour
rendre
la
foy
que
vous
tenez
odieuse.
Il
pretendra
aussi
d'en
gaigner
quelques
uns,
de
susciter
des
picques,
et
bander
les
uns
contre
les
aultres.
Or
il
nous
semble
que
vous
n'ayez
remede
plus
propre
que
de
publier
vostre
4)
confession,
tant
pour
lui
couper
broche
que
pour
rabatre
par
vostre
constance
ceux
qui
cuyderoyent
vous
intimider
sous
ceste
ombre,
et
aussi
pour
instruire
les
jgnorans,
et
prevenir
les
blasphemes
dont
vous
seriez
charge,
si
vostre
cause
n'estoit
cognue.
Vous
ne
croiriez
point,
Monseigneur,
le
profit
qu'il
en
reviendra
au
pais
d'AUemaigne,
et
possible
que
luy
qui
vous
pense
gaigner,
sera
confus
et
viendra
au
point.
L'occasion
est
la
meil-
4027.1)
Oeuvres
IX.
753.
Proleg.
lxi.
EUe
fut
imprimee
en
Mai
1564.
(Comp.
N.
3950.)
2)
N.
3833.
3)
N.
4009.
4)
une
Bt.
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