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SUR
LE
DEUTER.
CHAP.
XII.
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qu'on
brusle
les
bois
ou
on
avoit
servi
les
idoles,
et
adore.
Il
est
vray
qu'auiourduy
les
Papistes,
ont
une
replique:
Que
cela
a
este
commande
aux
Iuifs,
d'autant
que
ce
peuple-la
estoit
du
tout
adonne
a,
superstition.
Voire,
comme
si
auiourd'huy
nous
estions
beaucoup
mieux
disposez.
Il
est
vray
que
Dieu
ne
commande
pas,
quant
a
la
ceremonie,
qu'on
brusle
tout
ce
qui
a
servi
aux
idoles:
mais
cependant
si
veut-il
que
tout
ce
qui
nous
pourroit
destourner
de
la
pure
religion,
soit
racle
du
milieu
de
nous.
S'il
falloit
que
tout
ce
qui
a
servi
aux
idoles
fust
aboli,
ce
temple
ne
seroit
pas
auiourd'huy
pour
prescher
au
nom
de
Dieu
:
c'a
este
un
bourdeau
de
Satan,
mais
ils
nous
le
faut
appliquer
a
bon
usage,
voire
ostant
toutes
les
tromperies
qui
y
ont
regne,
lesquelles
estoyent
totalement
contraires
a
la
parolle
de
Dieu.
Mais
quoy
qu'il
en
soit,
quand
nous
aurons
bien
regarde
a
nostre
infirmite,
nous
trouverons
qu'auiourd'huy
ceste
doctrine
nous
appartient:
Que
toute
memoire
des
idoles
soit
retranchee,
et
qu'on
ne
s'y
addonne
plus.
Or
il
n'y
a
point
d'autre
remede,
veu
que
ceste
maladie
est
si
fort
enracinee
en
nous,
ie
di
la
maladie
de
superstition:
qu'il
faut
que
tous
obiets
mouvens
soyent
ostez,
afin
que
le
Diable
n'ait
plus
de
moyen
de
nous
attrapper,
qu'il
n'ait
plus
ses
filets
tendus
pour
nous
circonvenir:
mais
que
nous
cognoissions
simplement
comme
Dieu
veut
estre
adore
et
servi.
Or
cependant
nous
pouvons
aussi
recueillir
de
ce
passage,
comme
les
hommes
sont
enragez
en
leurs
superstitions:
comme
aussi
les
Prophetes
en
parlent.
Car
ils
usent
de
ces
similitudes,
qu'ils
ne
sont
pas
seulement
comme
un
homme
qui
sera
transporte
de
folles
amours,
qui
perdra
et
sens,
et
honnestete,
et
contenance:
mais
qu'ils
sont
comme
des
chevaux
qui
bennissent
apres
des
iuinens,
et
autres
bestes
brutes.
Voila
donc
comme
les
povres
idolatres
sont
transportez
en
leurs
superstitions.
Et
ceci
nous
est
declaire,
quand
nous
oyons
parler
des
bois
de
haute
fustaye,
qu'on
appelle,
des
montagnes^
des
costaux.
Car
il
n'y
avoit
anglet
ou
les
Iuifs
n'eussent
quelque
devotion
particuliere:
comme
nous
voyons
aussi
que
les
idolatres
ont
empoisonne
de
leurs
ordures,
et
superstitions,
et
de
leurs
charmes,
les
fontaines,
les
bois,
les
montagnes
:
ou
il
y
avoit
quelque
chose
notable,
incontinent
il
falloit
dresser
un
temple,
bastir
une
chappelle,
et
adorer
la
quelque
idole,
il
n'y
a
iamais
ne
fin
ne
mesure
quand
les
hommes
se
permettent
licence
d'adorer
Dieu
a
leur
appettit.
Or
voyant
cela,
d'autant
plus
devonsnous
estre
retenus
en
bride,
pour
ne
rien
attenter
outre
la
parolle
de
Dieu.
Car
il
ne
se
pourroit
faire
autrement
que
Satan
ne
nous
esgare,
tellement
qu'il
y
aura
une
confusion
horrible
en
nostre
cas,
si
nous
ne
demeurons
entre
nos
bornes,
et
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