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Dieu
les
modere
et
atrempe
selon
qu'il
connoist
qu'il
est
expedient
et
propre
pour
nostre
salut.
Et
voila
aussi
pourquoy
sainct
Paul
parlant
de
la
patience
des
fideles,
la
conioint
avec
la
consolation
qu'ils
prennent
aux
promesses
de
Dieu,
et
monstre
qu'il
y
ha
un
accord
en
cela,
et
non
sans
cause,
car
voila
Dieu
qui
promet
aux
siens
de
les
conduire
en
telle
sorte
qu'il
convertira
a
leur
salut
toutes
les
miseres
et
calamites
qu'ils
endureront.
Quand
ils
ont
cette
promesse
la,
c'est
pour
adoucir
tous
leurs
maux,
qu'ils
ne
leur
sont
plus
amers
ne
difficiles
a
porter,
au
contraire
quand
nous
n'avons
point
cela,
il
fault
que
nous
soions
pleins
de
despit,
de
rebellion,
et
de
murmures,
a
rencontre
de
Dieu,
toutes
fois
et
quantes
qu'il
nous
afflige.
Il
est
vray
qu'on
en
verra
d'aucuns
qui
prendront
le
frain
aux
dents,
comme
on
dit,
et
s'endurciront
en
leurs
afflictions,
mais
ce
n'est
pas
la
une
patience
que
Dieu
approuve,
c'est
une
patience
de
lombard,
comme
on
dit,
c'est
a
dire
une
patience
forcee,
mais
si
est-ce
qu'ils
grincent
les
dents
a
l'encontre
de
Dieu,
et
l'arracheront
volontiers
de
son
siege,
s'il
leur
estoit
possible.
Voila
done
quelle
est
la
patience
des
hommes,
cependant
qu'ils
ne
se
consolent
point
en
Dieu,
et
cela
ha
este
aux
Philosophes
qui
ont
este
doues
de
grandes
vertus,
car
ils
se
faisoient
accroire
qu'ils
estoient
patiens,
et
de
fait
ils
en
ont
voulu
avoir
le
bruit
et
le
renom,
mais
cependant
nous
voions
comment
c'est
qu'ils
se
sont
esleves
contre
Dieu,
car
ils
ne
parlent
que
de
fortune,
laquelle
est
aveugle
(disent
ils)
qui
est
autant
comme
s'ils
disoient
que
Dieu
cesse,
et
qu'il
ne
fait
rien,
qu'il
ne
tient
compte
de
conduire
ce
monde,
ils
ont
bien
enseigne
que
les
hommes
doivent
porter
patiemment
leur
condition
telle
qu'elle
est,
mais
ce
n'est
par
pour
dire
cependant
qu'ils
donnent
gloire
a
Dieu,
comme
a
celuy
qui
fait
et
conduit
toutes
choses,
rien
de
tout
cela.
En
somme
nous
voions
qu'il
est
impossible
que
nous
soions
patiens,
suivant
ce
que
i'ai
desia
allegue
de
sainct
Paul,
sinon
que
nous
aions
les
promesses
de
Dieu,
pour
nous
consoler.
Or
en
ces
promesses
il
y
ha
deux
choses,
c'est
a
scavoir
que
soit
que
Dieu
nous
afflige
soit
qu'il
nous
menace,
qu'il
donnera
tousiours
bonne
issue
et
profitable
en
nos
afflictions,
d'autre
part
quand
il
nous
monstre
sa
bonte,
et
qu'il
nous
la
fait
sentir,
il
nous
promet
quant
et
quant
qu'il
la
continuera
envers
nous,
voire,
moiennant
que
nous
n'en
abusions
point,
car
l'intention
de
Dieu
est
quand
il
nous
fait
du
bien
de
le
reconnoistre
pour
l'en
remercier,
aussi
quand
il
nous
afflige,
il
regarde
aussi
que
nous
soions
convertis
a
luy,
pour
le
magnifier
comme
celuy
qui
ha
tousiours
regard
a
nostre
salut.
Or
il
est
dit
quant
et
quant,
que
toutes
ces
choses
seront
accomplies,
quand
la
cas-
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