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cause,
sinon
leur
ingratitude,
que
ils
ont
repousse
la
promesse
de
Dieu
par
leur
incredulite,
et
rebellion,
et
Tont
aneantie
entant
qu'en
eux
est?
Et
ainsi
pensons
a
nous.
Il
est
vray
qu'il
nous
faut
estre
pelerins
en
ce
monde,
si
nous
voulons
estre
heritiers
des
cieux,
comme
l'Apostre
le
monstre.
Mais
quoy
qu'il
en
soit,
si
nous
voulons
estre
benits
de
nostre
Dieu,
que
nous
vueillions
sentir
qu'il
nous
sera
une
bonne
garde,
tenons-nous
en
son
obeissance,
et
suiettion:
autrement
sachons
que
quand
tout
le
monde
nous
applaudira,
si
faudra-il
que
nous
sentions
qu'on
nous
persecute,
tellement
que
nous
ne
trouverons
de
repos
nulle
part.
Si
un
homme
fidele
chemine
en
la
crainte
de
son
Dieu,
encores
qu'on
le
poursuyve,
qu'on
le
moleste,
qu'on
le
tormente,
tousiours
il
s'appuyera
la
dessus,
pour
dire:
Si
est-ce
que
mon
Dieu
est
mon
protecteur:
et
l'invoquera,
et
en
l'invoquant
ii
prendra
occasion
de
se
consoler.
Mais
au
contraire,
quand
un
incredule
sera
rebelle
a
Dieu,
encores
que
tout
luy
soit
paisible
selon
le
monde,
qu'on
luy
favorise,
et
que
mesmes
on
le
redoute,
si
est-ce
qu'il
sera
tousiours
en
inquietude,
et
sera
comme
transi.
La
raison?
C'est
qu'il
n'a
point
cerche
paix
avec
Dieu.
Et
ainsi
donc
notons
quand
ici
Moyse
exhorte
le
peuple
de
servir
a
Dieu
tout
le
temps
qu'il
vivra,
que
c'est
afin
que
nous
cognoissions
que
de
iour
en
iour
Dieu
renouvelle
sa
misericorde,
et
sa
bonte
envers
nous,
afin
que
nous
soyons
enflambez
a
le
servir
d'un
plus
grand
courage,
d'un
zele
plus
ardent,
et
que
du
iour
au
lendemain
nous
soyons
la
comme
si
nous
estions
reposez.
Nous
voyons
que
le
dormir
mesmes
restaure
l'homme,
tellement
que
s'il
est
las
pour
avoir
chemine,
ou
travaille,
le
lendemain
il
sera
prest
et
dispos,
pour
retourner
au
labeur:
ainsi
faut-il
que
nous
prenions
courage,
selon
que
nostre
Seigneur
nous
incite,
et
qu'il
nous
rappelle
a
soy,
qu'on
voye
que
nous
sommes
prests
et
appareillez
de
le
suyvre.
Or
venons
maintenant
a
ce
que
Moyse
expose
des
ordonnances
et
statuts
du
Seigneur.
En
premier
lieu
il
commande
aux
Iuifs,
qu'estans
venus
en
la
terre
qu'ils
doivent
posseder
en
heritage,
ils
destruisent
tous
les
autels
des
Payens,
qu'ils
rompent
et
brisent
leurs
idoles,
qu'ils
bruslera
tous
les
bois
ou
ils
ont
fait
leurs
superstitions,
et
que
la
memoire
en
soit
du
tout
exterminee.
Or
ici
nous
voyons
derechef
comme
l'idolatrie
est
execrable
a
Dieu,
et
qu'il
ne
peut
souffrir
que
son
service
soit
corrompu
en
nulle
facon:
notons
(di-ie)
que
Dieu
n'accepte
nul
service
de
nous,
quand
nous
y
meslons
quelques
abus,
et
quelques
follies
de
nostre
teste:
qu'il
faut
que
nous
le
servions
luy
seul,
et
que
nous
le
servions,
non
point
a
nostre
guise,
mais
selon
sa
volonte,
et
selon
qu'il
le
commande,
et
approuve.
Et
en
cela
voyons-nous
comme
beau-
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