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SUR
LE
XII.
CHAP.
DE
DANIEL.
154
j
en
ha
bien
peu
qui
le
facent
iournellement,
Dieu
nous
convie
a
recevoir
le
bien
qu'il
nous
ha
fait
en
nostre
Seigneur
Iesus
Christ.
Or
il
n'est
pas
question
de
nous
donner
ceci
ou
cela,
mais
il
se
donne
soimesme
a
nous
et
veut
que
nous
le
possedions
comme
nostre,
cependant
nous
sommes
tellement
adonnes
aux
choses
caduques
de
ce
monde,
que
Dieu
ne
nous
est
rien
au
pris,
c'est
a
dire
que
nous
ne
goustons
point
ses
biens
spirituels
qui
devroient
estre
prises
cent
mille
fois
plus
que
tout
le
monde,
nous
ne
scavons
que
c'est
de
tout
cela.
Ainsi
donc
on
voit
combien
les
hommes
sont
brutaux,
et
comme
Satan
les
aveugle
quand
ils
ne
pensent
point
a
Dieu
autrement.
Voila
un
item,
advisons
ie
vous
prie,
quelle
durete
et
quelle
rebellion
on
verra
auiourd'huy
aux
hommes,
on
les
menacera
iournellement
de
la
iustice
de
Dieu,
leurs
peches
sont
plus
que
notoires,
et
l'air
en
put,
ils
ne
feront
qu'infecter
le
ciel
et
la
terre,
on
voit
cela,
on
les
menace,
mais
quoy?
ils
ne
s'en
font
que
moquer,
et
puis
apres
ils
sont
bien
contents
encores
qu'on
voie
leur
impudence,
et
ie
vous
prie
cela
sera
il
tollerable
devant
Dieu?
moi
qui
ne
suis
que
son
serviteur,
voire
qu'un
pauvre
ver
de
terre,
ie
ne
souffrira!
point
qu'il
soit
ainsi
moque
et
diffame,
voire
et
le
declare
cependant
que
ie
suis
ici,
que
ie
ne
souffrira!
point
pour
ma
vie
qu'on
face
du
temple
de
Dieu
une
estable
a
pourceaux,
et
que
sera
ce
donc
quand
on
viendra
devant
ce
grand
iuge
souverain?
ie
vous
prie
souffrira
il
d'estre
ainsi
mocque?
Ainsi
donc
ce
n'est
pas
sans
cause
qu'il
est
ici
parle
du
serment
de
Dieu,
car
quand
nostre
Seigneur
iure,
il
nous
monstre
que
nous
avons
besoing
d'estre
piques
comme
des
asnes.
Et
cependant
si
nous
n'en
sommes
esmeus
cela
retournera
a
nostre
plus
grande
condemnation.
Or
les
fideles
en
pourroient
faire
leur
profit,
que
quand
ils
ont
conneu
que
nostre
Seigneur
Iesus
Christ
se
declarant
le
mediateur
du
monde,
ha
leve
les
mains
au
ciel,
et
qu'il
ha
appele
en
tesmoing
le
Dieu
eternel,
ils
doivent
regarder,
or
il
fault
que
nous
connoissions
que
ce
n'est
pas
sans
cause
que
ce
serment
ici
ha
este
adiouste,
il
nous
faut
donc
tenir
pour
tout
certain
et
resolu,
ce
qui
nous
est
dit.
Or
revenons
maintenant
a
la
circonstance
du
lieu,
il
est
question
des
troubles,
des
angoisses
et
des
persecutions
de
l'Eglise
dont
il
ha
este
parle
par
ci
devant:
il
avoit
este
dit
que
les
persecutions
seroient
plus
grandes
que
iamais
elles
n'avoient
este,
maintenant
il
est
dit
que
ce
sera
pour
un
temps,
pour
deux
temps,
et
pour
la
moitie
d'un
temps,
nostre
Seigneur
n'use
point
ici
d'un
tel
langage
sans
propos,
mais
il
parle
obscurement
a
fin
que
nous
soions
tant
plus
attentifs,
c'est
une
facon
asses
commune
en
l'escripture
d'appeler
un
terme
certain
un
an,
comme
il
est
dit
l'annee
d'un
homme
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