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SUR
LE
DEUTER.
CHAP.
XII.
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nous
soyons
adonnez
a
luy,
et
a
Dieu
son
Pere,
et
que
nous
luy
soyons
du
tout
dediez,
et
que
tant
que
nous
cheminerons
sur
la
terre,
nous
taschions
a
le
servir,
et
que
nostre
mort
luy
soit
un
sacrifice,
et
une
offrande,
pour
monstrer
que
nous
luy
obeissons
en
tout
et
par
tout?
Et
ainsi
notons
bien
qu'il
ne
nous
faut
point
avoir
une
bouffee:
comme
beaucoup
de
gens
seront
eschauffez
de
servir
a
Dieu,
mais
au
bout
de
trois
iours
on
ne
sait
plus
que
c'est,
qu'ils
changent
propos,
ou
ils
perdent
leur
devotion,
et
monstrent
bien
qu'il
n'y
a
nul
zele
en
eux.
Mais
que
ceci
nous
vienne
tousiours
en
memoire,
de
servir
a
Dieu
tout
le
temps
de
nostre
vie.
Et
cependant
aussi
pensons
a
ce
qui
est
ici
contenu,
quand
Moyse
parle
derechef
de
cest
heritage
qui
estoit
promis
aux
Iuifs.
Car
d'autant
que
nostre
Seigneur
tous
les
iours
nous
admonneste
de
sa
grace:
c'est
bien
raison
aussi
que
nous
prenions
courage
pour
l'honorer,
et
que
nous
cueillions
force
nouvelle,
pour
dire:
Quand
i'auray
auiourd'huy
vescu
au
monde,
et
que
i'auray
servi
a
Dieu
demain,
quand
ie
verray
qu'il
continue
encores
sa
bonte
envers
moy,
voire
et
qu'il
l'augmente,
n'est-ce
pas
raison
que
mon
zele,
et
mon
affection
de
le
servir
s'enflambe
d'avantage,
et
que
mon
esperance
ne
soit
point
amoindrie?
Voila
donc
ce
que
Moyse
a
entendu,
en
disant:
Vous
possederez
la
terre:
cependant
que
vous
la
possederez,
vous
aurez
un
beau
miroir
devant
les
yeux,
pour
vous
monstrer
comme
vostre
Dieu
vous
appelle
a
soy,
et
qu'il
vous
maintient
en
possession
de
ce
benefice
qu'il
vous
a
une
fois
eslargi.
Et
pour
ceste
cause
notons,
que
nous
meritons
bien
d'estre
privez
de
la
grace
que
Dieu
nous
aura
faite,
quand
nous
ne
la
recognoissons
pas
envers
luy:
mais
que
nous
la
mettrons
en
oubli,
et
que
nous
l'appliquerons
a
autre
usage
qu'il
ne
Fa
entendu.
Ii
a
este
dit
ci
dessus
que
les
Iuifs
possederoyent
la
terre,
iusques
a
tant
que
le
ciel
fust
sur
le
monde.
Or
nous
voyons
comme
ils
en
sont
deboutez:
et
mesmes
qu'auiourd'huy
ils
n'ont
pas
un
pied
de
possession
nulle
part,
qu'ils
sont
tous
esgarez,
qu'on
les
dechasse
ca
et
la.
Et
qui
en
est
cause?
Il
est
certain
que
Dieu
les
eust
maintenus
en
c'est
heritage
qu'il
leur
avoit
promis,
sinon
qu'ils
se
fussent
ainsi
destournez
de
luy:
car
ce
n'est
point
sans
cause
que
ceste
terre-la
est
appellee
Le
repos
de
Dieu.
Comme
s'il
estoit
dit,
que
quand
tout
le
reste
du
monde
seroit
esbranle,
que
les
Iuifs
demeureront
la,
et
se
reposeront
en
la
terre
:
que
si
on
leur
fait
la
guerre,
et
qu'on
les
y
moleste,
si
est-ce
que
Dieu
les
y
confermera.
Voire,
mais
ils
ont
rompu
son
alliance.
Auiourd'huy
donc
non
seulement
on
les
voit
bannis
du
repos
qui
leur
estoit
assigne,
mais
de
tout
le
monde:
ils
sont
par
tout
fuitifs.
Et
qui
en
est
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