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SERMON
XLVI.
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sinon
ce
qu'il
ha
monstre
en
luy,
or
cependant
nous
voions
que
les
hommes
vaguent,
qu'ils
ont
des
speculations
estranges,
cela
ameine
les
erreurs,
les
superstitions
et
heresies.
Ainsi
donc
nous
voions
comme
cette
doctrine
se
peut
pratiquer,
et
d'autant
plus
la
devons
nous
bien
observer,
puis
que
nous
connoissons
qu'elle
nous
est
tant
utile,
voire
necessaire:
voila
donc
quant
a
ce
point.
Or
il
reste
de
voir
la
question
que
font
ici
les
anges,
iusques
a
quand
seront
ces
choses?
C'est
suivant
le
propos
que
i'ai
desia
touche,
c'est
a
scavoir
que
les
anges
estans
membres
de
l'Eglise,
ils
ont
le
8oing
du
salut
de
tous
fideles,
car
aussi
ils
sont
ordonnes
a
cela
et
ils
s'acquitent
fidelement
de
leur
office,
car
il
n'y
ha
qu'obeissance
en
eux,
ils
ne
demandent
sinon
de
servir
a
Dieu,
comme
aussi
ce
titre
leur
est
attribue
au
Pseaume
104
et
cela
nous
apporte
grand
consolation,
quand
nous
voions
que
les
vertus
et
les
puissances
de
Dieu
s'appliquent
tous
a
nostre
usage
et
a
nostre
profit,
voila
Dieu
qui
use
des
anges,
comme
de
ses
mains
par
maniere
de
dire,
or
cependant
a
quoy
est-ce
qu'il
les
emploie?
quelle
commission
leur
donne
il?
il
les
constitue
pour
avoir
le
soing
de
nous,
et
pour
procurer
nostre
salut,
pourrions
nous
avoir
un
tesmoignage
plus
certain
de
la
bonte
paternelle,
de
nostre
Dieu
que
cettui
la?
retenons
bien
donc
que
les
anges
demandent
iusques
a
quand
seront
ces
choses,
qu'en
cela
ils
nous
monstrent
le
soing
qu'ils
ont
de
nostre
salut.
Or
venons
a
la
responce
qui
est
faitte
de
l'homme
qui
estoit
vestu
de
linge,
voire
cet
homme
qui
est
apparu
a
Daniel,
en
telle
gloire
et
maieste
que
nous
avons
veu
par
ci
devant,
il
ha
leve
ses
deux
mains
au
ciel,
et
a
iure
par
celuy
qui
vit
eternellement,
que
ce
sera
pour
un
temps,
pour
deux
temps,
et
pour
la
moitie
d'un
temps.
Or
en
ceci
nostre
Seigneur
ha
voulu
signifier
que
les
afflictions
de
l'Eglise
ne
passeront
point
si
tost,
mais
qu'elles
seroient
de
longue
duree,
pourquoy
donc
est-ce
que
ceci
ha
este
adiouste?
a
fin
que
les
fideles
se
disposassent
a
estre
patiens
en
toutes
les
persecutions
de
son
Eglise:
voila
en
somme
ce
qui
est
ici
monstre.
Or
nous
voions
de
nostre
nature
que
nous
sommes
tant
impatiens
que
merveilles,
et
encores
que
nous
aions
quelque
affection
d'obeir
a
Dieu,
si
est-ce
toutesiois
qu'il
y
ha
une
telle
fragilite
en
nous
que
nous
defaillons
bien
tost,
et
du
iour
au
l'endemain
nous
sommes
abatus,
voire
a
chacune
minute
de
temps.
Il
est
donc
bon
besoin
que
nous
soions
confermes
a
patience,
et
quand
nous
aurons
endure
un
iour,
que
nous
continuons
l'autre,
et
qui
est-ce
qui
nous
pourra
donner
une
telle
constance
et
une
telle
fermete
?
quand
nous
connoistrons
la
volonte
de
Dieu,
et
en
la
connoissant
que
nous
apprendrons
de
nous
y
renger,
ceux
qui
veulent
acourcir
leurs
afflictions,
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