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qu'il
y
ait
eu
quelque
bon
zele,
il
sera
tantost
esvanoui.
Mais
notamment
il
est
dit:
Que
ce
sont
les
statuts
et
ordonnances
du
Dieu
de
leurs
peres.
Et
c'est
pour
mieux
confermer
le
propos
que
nous
avons
veu
ci
dessus,
que
la
terre
de
Canaan
leur
estoit
donnee
en
vertu
de
ceste
promesse,
et
de
ceste
alliance
que
Dieu
avoit
contractee
devant
qu'ils
fussent
nais.
Les
Iuifs
donc
sont
admonnestez
en
ce
passage,
d'attribuer
a
la
bonte
gratuite
de
Dieu,
l'heritage
qui
leur
a
este
promis,
d'autant
qu'ils
ne
se
peuvent
pas
vanter
que
ce
soit
une
conqueste:
car
devant
qu'ils
fussent
nais
au
monde,
Dieu
desia
l'avoit
assignee
a
leurs
peres.
Mais
cependant
si
est-ce
qu'il
les
veut
aussi
confermer
en
la
doctrine
de
la
Loy,
afin
qu'ils
sachent
qu'ils
n'adorent
point
un
Dieu
nouveau,
ou
qui
ait
este
freschement
invente,
il
leur
monstre
que
c'est
le
Dieu
qui
de
tout
temps
s'estoit
revele
a
leurs
peres:
il
y
a
donc
moins
d'excuse,
s'ils
ne
tiennent
la
religion
laquelle
avoit
este
de
tout
temps
cogneue,
voire
entre
leurs
peres.
Car
nous
oyons
ce
que
Dieu
leur
reproche
par
son
Prophete
Ieremie:
Allez
(dit-il)
circuir
par
tout
le
monde,
passez
la
mer,
voir
si
les
peuples
estranges
ont
change
leurs
dieux?
et
toutesfois
ce
ne
sont
qu'idoles.
Quand
vous
voyez
une
telle
fermete
et
constance
aux
incredules,
qu'ils
ne
sont
point
variables
en
leurs
superstitions,
mais
plustost
qu'ils
y
sont
acharnez
et
opiniastres
iusques
au
bout:
quelle
honte
vous
sera-ce,
quand
apres
avoir
cogneu
le
Dieu
vivant,
vous
l'avez
delaisse,
et
n'avez
point
persiste
en
sa
parolle?
Notons
bien
donc
en
ce
passage,
que
Dieu
reproche,
que
desia
de
long
temps
il
s'estoit
manifeste
aux
Iuifs,
et
a
leurs
peres,
afin
qu'ils
soyent
plus
a
condamner,
sinon
qu'ils
se
tiennent
a
la
doctrine
qui
leur
estoit
si
asseuree.
Mais
notons
que
ce
ne
seroit
point
assez
que
nos
peres
eussent
tenu
quelque
religion:
il
faut
quant
et
quant
qu'elle
nous
soit
approuvee.
Et
quand
il
est
ici
dit,
que
les
peres
ont
cogneu
le
Dieu
qui
a
maintenant
publie
sa
Loy:
ce
n'est
pas
le
principal
fondement
que
ceste
cognoissance-la,
ou
l'opinion
qu'auront
eu
les
peres
:
car
Dieu
presuppose
qu'il
les
a
certifiez
de
sa
parolle,
tellement
qu'ils
n'en
sont
point
en
doute.
Apprenons
donc
qu'il
nous
faut
savoir
ce
que
nostre
Seigneur
nous
declaire,
et
puis
que
nous
venions
a
l'anciennete.
Or
il
est
certain,
quand
la
religion
sera
vraye,
et
bonne,
que
elle
n'est
point
nouvelle,
qu'elle
n'a
point
este
forgee
de
nostre
temps:
mais
il
nous
faut
venir
a
ce
qui
nous
est
testifie
en
la
Loy,
et
aux
Prophetes.
La
nous
verrons
comme
Dieu
a
recueilli
son
Eglise,
comme
il
l'a
gouvernee,
comme
il
a
tousiours
eu
sa
verite,
voire
depuis
le
commencement
du
monde.
Il
est
vray
qu'il
y
a
eu
seulement
un
petit
nombre
de
gens
qui
ont
suyvi
ce
qui
estoit
10*
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