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SERMON
LXIX.
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en
la
terre
que
ie
donneray
a
mon
peuple.
Combien
qu'il
representast
la
personne
de
nostre
Seigneur
Iesus
Christ,
qu'il
en
fust
figure,
combien
qu'il
fust
moyenneur
entre
Dieu
et
les
hommes,
qu'il
intercedast
pour
les
pechez
du
peuple,
qu'il
feist
les
sacrifices
pour
renoncilier
la
maieste
de
Dieu:
toutesfois
si
est-ce
que
par
ignominie
il
est
banni
de
ceste
terre,
il
meurt,
il
est
despouille
de
ses
robes
devant
sa
mort,
il
est
la
comme
degrade
:
et
Dieu
le
laisse
la
comme
un
homme
deshonore,
comme
un
homme
qui
est
flestri
d'ignominie
perpetuelle.
Quand
Dieu
use
d'une
telle
punition
en
la
personne
d'Aaron:
qu'est-ce
qu'avoyent
merite
ceux
qui
estoyent
inferieurs
a
luy?
Ainsi
donc
Moyse
declaire
que
Dieu
a
choisi
la
lignee
de
Levi
pour
porter
l'arche,
pour
estre
a
son
service:
non
point
qu'ils
en
fussent
dignes:
mais
si
est-ce
qu'il
a
voulu
monstrer
aux
successeurs
de
Levi,
ce
qu'il
avoit
dit
a
tout
le
reste
du
corps
general
des
enfans
d'Abraham,
c'est
qu'ils
tenoyent
tout
de
sa
bonte
gratuite.
Voila
donc
pourquoy
ici
la
mort
d'Aaron
est
recitee.
Or
cependant
nous
voyons
que
Moyse
n'a
point
espargne
son
frere
propre
:
car
il
a
ici
remis
en
avant
la
sentence
que
Dieu
avoit
prononcee,
et
de
laquelle
aussi
l'execution
estoit
faite:
ce
n'estoit
point
l'honneur
de
sa
maison:
mais
quoy?
Il
veut
'glorifier
Dieu,
et
que
les
hommes
soyent
condamnez.
Nous
voyons
mesmes
qu'il
n'a
point
voulu
cacher
sa
faute:
mais
qu'il
a
recite
que
Dieu
l'avoit
puni,
encores
qu'il
y
eust
grande
excuse
en
luy,
et
que
tout
devoit
estre
impute
au
peuple,
pource
qu'il
avoit
failli
en
un
seul
endroict,
et
failli
non
point
par
malice,
mais
qu'il
s'estoit
seulement
chagrigne:
si
est-ce
qu'il
se
fait
son
proces,
il
met
cela
en
avant,
et
en
fait
des
chroniques
qui
doivent
estre
leues
iusques
en
la
fin
du
monde.
Quand
nous
voyons
cela,
apprenons
de
n'avoir
point
honte
de
confesser
nos
pechez,
pour
monstrer
que
Dieu
est
iuste
Iuge
en
nous
punissant:
que
nous
ne
taschions
point
d'ensevelir
les
chastimens
que
Dieu
nous
aura
envoyez.
Comme
nous
en
voyons
beaucoup,
quand
Dieu
a
fait
des
punitions
notables,
ils
voudroyent
que
iamais
il
n'en
fust
parle.
Et
pourquoy?
O!
ce
n'est
pas
nostre
honneur.
Voire,
et
vous
serez
honorables
en
despit
de
Dieu,
et
de
sa
iustice
:
vaut
il
mieux
qu'on
vous
espargne
que
la
gloire
de
son
Nom?
Ainsi
donc
cognoissons
quand
nous
aurons
commis
quelque
faute,
et
que
Dieu
aura
estendu
sa
main
pour
nous
punir:
qu'il
faut
que
cela
soit
recite
entre
nous,
qu'on
y
pense,
et
que
nous
confessions
que
Dieu
est
tousiours
iuste,
et
que
nous
avons
bien
merite
qu'il
usast
envers
nous
de
correction,
et
que
nul
ne
soit
espargne
en
cest
endroit,
puis
que
nous
voyons
que
Moyse
ne
pardonne
point
a
son
frere
propre.
Voila
donc
ce
que
nous
avons
a
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