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SUR
LE
XII.
CHAP.
DE
DANIEL.
150
fois
en
cette
gloire
celeste,
en
laquelle
nostre
Seigneur
Iesus
Christ
nous
ha
precedes.
Que
non
seulement
il
nous
face
cette
grace,
etc.
SERMON
XLVI
sur
le
Chap.
XII.
T.
5.7.
Nous
avons
ici
a
considerer
(en
premier
lieu)
comment
Dieu
ha
voulu
magnifier
la
revelation
qui
avoit
este
donnee
par
l'ange
a
Daniel,
car
voici
bien
matiere
de
connoistre
que
c'est
une
sagesse
admirable,
quand
il
faut
que
les
anges
mesmes
de
paradis
s'enquierent
que
cela
veut
dire:
quant
a
nous,
il
est
vray
que
nous
sommes
pauvres
creatures
qui
ne
faisons
que
remper
ici
bas,
mais
quand
les
esprits
celestes
qui
contemplent
la
gloire
de
Dieu
sont
escoliers
pour
comprendre
et
connoistre,
ce
qui
leur
est
cache,
que
nous
concluons
que
c'est
une
sagesse
admirable,
voire
telle
que
nous
ne
pouvons
sinon
estre
ravis
en
admiration:
d'autant
plus
devons
nous
estre
attentifs
a
cette
doctrine.
Et
au
reste
connoissons
quand
ici
les
anges
s'enquierent
de
ce
qui
ha
este
declare
au
prophete
Daniel,
que
c'est
pour
monstrer
la
sollicitude
qu'ils
ont
de
l'Eglise,
comme
nous
avons
traitte
par
ci
devant,
qu'ils
sont
esprits
ordonnes
pour
le
salut
de
ceux
que
Dieu
ha
choisis.
Ainsi
donc
ne
trouvons
point
estrange
que
l'ange
qui
ha
parle
a
Daniel,
voire
l'ange
qui
estoit
ordonne
a
cela,
avec
les
autres
anges
s'enquierent
plus
outre,
et
cependant
nous
voions
aussi
comme
la
grace
de
Dieu,
telle
qu'il
Fa
desploiee
et
desploie
iournellement
en
son
Eglise,
merite
d'estre
exaltee.
Voila
sainct
Paul
qui
dit
que
quand
Dieu
ha
appele
les
paiens,
et
qu'il
ha
espandu
sa
grace
par
tout
ie
monde
en
nostre
Seigneur
Iesus
Christ,
qu'il
ha
fait
une
chose
si
merveilleuse,
que
les
anges
mesmes
en
sont
estonnes,
autant
en
peut
on
dire
du
reste,
que
Dieu
gouverne
son
Eglise
d'une
telle
facon,
qu'il
faut
que
les
anges
mesmes
en
soient
esbahis.
Or
que
sera
ce
de
nous?
mais
quoy?
nous
voions
ceci,
que
les
hommes
sont
stupides
et
brutaux,
qu'ils
passent
les
oeuvres
de
Dieu,
qui
sont
si
nobles
et
si
excellentes,
ils
n'y
voient
goutte,
et
mesmes
ils
ferment
les
yeux,
a
fin
de
n'en
rien
voir,
tant
y
ha
que
nous
ne
devons
point
passer
cette
doctrine,
sans
bien
noter
ce
qu'elle
veut
dire,
et
que
nous
apprenions
doresnavant
d'appliquer
mieux
nostre
estude
a
considerer
la
bonte
inestimable
de
nostre
Dieu,
telle
qu'il
la
declare
envers
nous,
pour
regir
son
Eglise
d'une
facon
si
amiable:
que
cela
donc
nous
incite
a
magnifier
le
nom
de
Dieu,
et
luy
rendre
telles
graces
comme
il
le
merite.
Voila
donc
ce
que
nous
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