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SUR
LE
DEUTER.
CHAP.
XII.
150
rigueur
de
la
Loy:
que
quand
auiourd'huy
Dieu
nous
enseigne
sa
volonte,
qu'il
nous
monstre
comme
il
nous
faut
cheminer,
qu'il
nous
propose
ses
promesses,
qu'il
nous
annonce
ses
menaces
quant
et
quant:
combien
que
nostre
vie
soit
imparfaite,
il
ne
laissera
pas
de
nous
accepter,
moyennant
que
nous
ayons
nostre
recours
a
celuy
qui
a
supplee
a
nostre
deffaut.
Car
nostre
Seigneur
Iesus
par
le
sacrifice
de
sa
mort
a
fait
une
telle
satisfaction,
que
Dieu
l'accepte
en
payement
pour
couvrir
toutes
nos
fautes.
Venons
donc
la,
et
nous
y
venons
tellement
plonger,
que
nous
soyons
lavez,
et
nettoyez
de
toutes
nos
maeules.
Ce
qui
sera,
moyennant
que
nous
apprenions
de
cheminer
en
humilite
et
crainte
devant
nostre
Dieu,
n'abusans
point
de
sa
bonte,
et
patience:
car
c'est
le
moyen
par
lequel
nous
serons
acceptez
de
luy,
que
ses
maledictions
seront
destournees
de
nos
testes,
et
que
sa
grace
et
benediction,
apres
qu'il
nous
l'aura
une
fois
declaree,
s'augmentera
tellement,
qu'elle
croistra
tousiours
en
nous,
iusques
a
ce
qu'elle
soit
accomplie
du
tout.
LE
PREMIER
SERMON
SUR
LE
CHAP.
XII.
V.
1.5.
DU
SAMEDI
28E
DE
SEPTEMBRE
1555.
Ce
que
Moyse
exhorte
ici
derechef
le
peuple
a
observer
les
ordonnances
et
statuts
de
la
Loy,
pour
les
faire:
en
cela
il
nous
monstre
que
si
nous
ne
sommes
bien
attentifs
a
suyvre
la
volonte
de
Dieu,
qu'incontinent
nous
serons
desbauchez
ou
ca,
ou
la.
Car
il
nous
advient
de
commettre
beaucoup
de
fautes
par
inadvertance,
il
ne
faut
que
tourner
la
main,
et
nous
serons
trebuschez,
d'autant
que
le
diable
nous
seduit
aisement,
et
nous
n'avons
pas
grande
raison
et
prudence
en
nous,
nostre
esprit
est
plein
de
vanite,
et
par
consequent
il
est
volage:
et
pourtant
si
nous
ne
sommes
bien
diligens
a
obeir
a
nostre
Dieu,
iamais
nous
n'observerons
deument
sa
Loy.
Advisons
donc
d'appliquer
songneusement
nostre
estude
a
reigler
nostre
vie.
Car
si
nous
n'y
pensons
de
pres,
que
nous
n'ayons
une
grande
solicitude
a
cela:
nous
ne
cesserons
de
faillir
en
une
sorte
ou
en
l'autre.
Voila
donc
ce
que
nous
avons
a
retenir,
quand
Moyse
non
seulement
declaire
que
nous
devons
mettre
en
execution
les
commandemens
de
Dieu,
mais
qu'il
nous
les
faut
garder
pour
les
faire.
Comme
s'il
disoit,
que
si
chacun
ne
se
tient
serre,
si
chacun
n'est
bien
esveille
pour
s'employer
a
son
devoir,
et
que
chacun
ne
se
solicite,
que
nous
serons
tantost
escoulez,
et
qu'il
n'y
aura
nulle
fermete
en
nous:
et
encores
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