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qu'ils
ne
se
peuvent
renger,
pour
dire,
I'ay
failli.
Car
ils
ont
tousiours
honte
de
confesser
la
debte:
et
cependant
ils
n'ont
point
honte
d'estre
condamnez
devant
Dieu
et
devant
ses
Anges:
et
puis
ils
ont
les
remors
en
eux-mesmes,
qu'il
faut
qu'ils
se
condamnent
en
despit
de
leurs
dens.
Ils
ont
beau
cercher
tous
moiens
de
corruption,
ils
ont
beau
avoir
tous
leurs
subterfuges
pour
se
maintenir
en
leur
meschante
cause
:
mais
quand
ils
auront
gaigne
et
grans
et
petits,
soit
par
corruption,
ou
par
faveur,
ou
par
quelque
autre
facon,
et
que
tout
le
monde
sera
pour
eux,
si
faut-il
qu'ils
vienent
a
ce
iugement
de
leur
conscience,
lequel
ils
ne
peuvent
fuir:
et
la
(comme
i'ay
dit)
ils
trouveront
qu'ils
n'ont
rien
gagne
par
tous
leurs
circuits
et
leurs
eschapatoires
:
car
en
despit
qu'ils
en
ayent,
il
faut
qu'ils
se
sentent
estre
coulpables
devant
Dieu.
Or
quand
ceci
nous
est
propose,
ce
n'est
pas
pour
nous
endormir
en
un
tel
vice:
mais
c'est
afin
que
nous
sachions
qu'y
estans
suiets,
il
nous
faut
cercher
le
remede.
Quand
donc
Moise
dit
qu'Abimelech
a
fait
semblant
de
s'estre
tresbien
acquitte
envers
Isaac,
et
nous
savons
le
contraire,
par
ce
qu'il
en
a
recite,
ce
n'est
pas
seulement
pour
monstrer
qu'Abimelech
a
este
hypocrite
et
homme
double:
mais
c'est
pour
nous
mettre
un
miroir
devant
les
yeux,
afin
que
nous
sachions
qu'il
n'y
a
celui
de
nous
qui
ne
soit
enclin
a
se
flatter,
et
a
vouloir
gagner
une
mauvaise
cause:
combien
qu'il
soit
assez
convaincu
d'avoir
offense,
que
neantmoins
l'orgueil
empeschera
que
nul
ne
se
renge.
Voila
donc
l'intention
de
Moise.
Ainsi,
qu'est-il
de
faire?
Que
chacun
sonde
bien
ce
qui
est
en
lui:
et
apres
nous
estre
deument
examinez,
nous
trouverons
qu'il
n'y
a
celui
qui
ne
voulust
couvrir
ses
fautes,
et
qui
ne
voulust
donner
le
tort
a
sa
partie
adverse,
quand
nous
avons
quelque
querelle:
et
sur
cela
nous
cercherons
tous
de
belles
couleurs,
pour
nous
excuser,
et
des
subterfuges,
des
tergiversations
:
et
convertirons
(par
maniere
de
dire)
le
blanc
en
noir,
et
le
noir
en
blanc,
pour
nous
pouvoir
iustifier.
Voiant
que
neus
sommes
suiets
a
un
tel
mal,
que
nous
combations
a
l'encontre.
Car
ce
n'est
point
assez
d'avoir
senti
nostre
vice,
mais
il
nous
le
faut
laisser:
et
en
le
laissant,
aussi
il
faut
que
nous
y
resistions,
si
nous
ne
pouvons
pas
dit
tout
le
vaincre.
Et
quand
ce
viendra
a
la
pratique,
que
nous
aurons
offense
cestui-ci,
ou
cestui-la,
que
nous
ne
regardions
pas
les
hommes,
pour
nous
esblouir
les
yeux:
mais
que
chacun
se
retire
comme
en
son
prive,
Or
ca,
que
puis-ie
faire
maintenant?
Il
est
vray
que
i'en
pourray
donner
iustement
le
tort
a
ma
partie:
car
il
m'a
offense
en
telle
sorte
et
en
telle:
mais
j
cependant
suis-ie
encore
innocent
devant
Dieu
et
j
devant
ses
Anges?
Il
faut
donc
que
ie
commence
j
a
me
iuger
moy-mesme.
Car
combien
que
ie
soye
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