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royent
comme
tesmoins
qui
stipuleroyent
au
nom
de
tout
le
peuple.
Comme
s'il
y
avoit
deux
parties
qui
feissent
quelque
contract
solennel,
le
Notaire
sera
la
au
milieu
pour
les
faire
iurer:
ainsi
Dieu
avoit
ordonne
que
le
peuple
fust
la
pour
ouyr,
et
recevoir
la
doctrine
de
salut,
et
qu'il
respondist
de
son
coste,
comme
s'il
eust
passe
un
contract
solennel,
afin
qu'il
cogneust
a
quelle
condition
il
estoit
choisi
de
Dieu,
et
prefere
devant
toutes
les
nations
de
la
terre,
comme
il
sera
monstre
encores
en
ce
chap.
27.
Or
les
benedictions
quelles
estoyent-elles
?
On
recitoit
ce
que
Dieu
avoit
prononce:
Tous
ceux
qui
observeront
ma
Loy,
seront
benits:
Tous
ceux
qui
m'adoreront
en
pure
conscience,
seront
benits:
Tous
ceux
qui
sanctifieront
mon
nom,
seront
benits:
Tous
ceux
qui
obeiront
a
pere
et
a
mere,
seront
benits:
Tous
ceux
qui
vivront
chastement,
seront
benits:
Tous
ceux
qui
s'abstiendront
de
fraude,
de
rapine,
et
de
tout
mal,
seront
benits.
Dieu
donc
promettoit
ainsi
sa
benediction
de
son
coste.
Le
peuple
sur
cela
respondoit:
Amen,
amen,
c'est
a
dire,
ainsi
soit-il,
ratifiant
ce
qui
avoit
este
prononce
de
la
bouche
de
Dieu.
Et
puis
a
l'opposite
on
prononcoit
les
maledictions
en
la
montagne
d'Hebal:
Maudit
soit
celuy
qui
se
sera
destourne
apres
les
dieux
estranges:
Maudit
soit
celuy
qui
aura
vilipende
pere
ou
mere:
Maudit
soit
celuy
qui
aura
transgresse
ou
en
larrecin,
ou
en
paillardise:
Maudit
soit
celuy
qui
n'aura
accompli
tous
les
commandemens
qui
sont
ici
contenus.
Amen,
amen,
disoit
le
peuple:
il
falloit
qu'un
chacun
rcspondist
Amen,
quand
les
maledictions
estoyent
ainsi
prononcees.
Voila
donc
ce
qui
est
dit
en
ce
passage.
Et
notons
que
Dieu
a
voulu
toucher
plus
au
vif
le
peuple
par
ce
moyen-la,
quand
il
avoit
ainsi
accorde
une
telle
paction.
Or
ceci
nous
appartient:
car
combien
que
nous
n'ayons
pas
la
ceremonie
qui
fut
observee
alors,
si
est-ce
que
nous
avons
la
verite,
quoy
qu'il
en
soit,
et
toutes
fois
et
quantes
que
Dieu
nous
adresse
sa
parolle,
si
elle
n'est
receue
de
nous,
si
ne
tombera-elle
point
a
terre,
elle
demeurera
sur
nos
testes
en
despit
de
nos
dents:
et
ce
nous
sera
un
fardeau
insupportable
pour
nous
abysmer
au
profond
d'enfer.
Ainsi
advisons
quand
nous
recevons
la
parolle
de
Dieu
en
nos
coeurs,
que
nous
approuvions,
et
ratifions
la
promesse
qu'il
fera
de
nostre
salut.
Or
il
nous
adopte
pour
ses
enfans:
si
nous
sommes
ses
enfans,
nous
sommes
heritiers.
Quand
donc
nous
acceptons
par
foy
et
obeissance
la
parolle
qui
nous
est
preschee,
encores
que
la
bouche
ne
parle
point,
si
est-ce
que
nous
ratifions
la
verite
de
Dieu
a
nostre
salut,
comme
dit
S.
Iean:
Que
tous
ceux
qui
ont
creu
au
Fils
unique
de
Dieu,
ceux-la
ont
soubsigne
que
Dieu
est
veritable.
Voila
donc
comme
le
comble
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