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DIXIEME
SERMON
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DIXIEME
SERMON.
Genese,
chap.
XXVI.
26.
Abimelech
Roy
de
Gerar,
a
Achuzat
un
sien
ami
,
et
Phicol
son
Capitaines
vindrent
et
parlemmterent
avec
Isaac.
27.
Lequel
leur
dit,
Qu"
estesvous
venus
faire
vers
moy,
veu
que
vous
me
haissez,
et
m'avez
deschasse
d'avec
vous?
28.
Ils
respondirent,
Nous
avons
veu
que
Dieu
est
avec
toy:
pourtant
nous
avons
dit,
Qu'il
y
ait
serment
entre
toy
et
nous,
et
traitons
alliance,
29.
Que
iu
ne
nous
feras
nul
mal,
comme
aussi
nous
ne
savons
point
touche,
et
ne
savons
fait
nul
tort:
mais
savons
laisse
aller
paisiblement,
d7autant
que
tu
es
benit
de
Dieu.
30.
Il
leur
appresta
donc
un
banquet,
et
mangerent
et
beurent.
31.
Et
se
lever
ent
au
matin,
et
iurer
ent
V
un
a
l'autre
:
puis
Isaac
les
laissa
aller
:
et
s'en
allerent
d'avec
luy
en
paix.
32.
Or
avint
en
ce
mesme
temps
que
les
serviteurs
d'Isaac
vindrent
et
luy
annoncerent
des
nouvelles
du
puits
qu'ils
avoient
cave,
luy
disans,
Nous
avons
trouve
de
Veau.
33.
Et
il
Vappela
Seba,
pource
le
nom
de
la
ville
fut
Berseba,
iusques
au
temps
present.
34.
Et
Esau
aage
de
quarante
ans
print
a
femme
Iudith
la
fille
de
Seri
Hethien,
et
Basemath
fille
d7Elon
Hethien:
35.
Et
icelles
furent
en
fascherie
d'esprit
a
Isaac
et
a
Rebecca.
Combien
que
les
hommes
vivans
en
ce
monde,
soient
suiets
a
beaucoup
de
povretez
et
d'afflictions,
si
est-ce
neantmoins
que
la
pluspart
de
maux
qu'ils
endurent,
procedent
d'euxmesmes,
que
chacun
est
comme
loup
a
son
compagnon.
Nous
sommes
environnez
de
bestes
sauvages,
lesquelles
nous
sont
toutes
ennemies:
il
n'y
a
ne
ciel
ne
terre,
ni
autres
elemens
qui
n'apporte
mille
nuisances.
Nous
ne
saurions
aller
sur
l'eau,
que
nous
ne
soyons
a
demi
pie
de
nostre
mort:
il
ne
faut
qu'une
tourmente
pour
abismer
un
peuple:
la
terre
aussi
a
beaucoup
de
nuisances,
comme
si
Dieu
nous
menacoit
de
tous
costez.
Mais
quand
nous
aurons
fait
comparaison,
il
n'y
a
bestes
sauvages,
ne
ciel
ne
terre,
ne
rien
qui
soit,
qui
moleste
tant
les
hommes,
comme
chacun
est
nuisible
a
son
prochain.
Or
pour
ceste
cause
nous
devons
estimer
que
Dieu
nous
fait
un
bien
singulier,
quand
il
nous
donne
paix,
et
que
nous
ne
sommes
point
outragez
ne
d'un
coste
ne
d'autre,
qu'on
ne
machine
rien
contre
nous,
qu'on
ne
nous
fait
ne
blesseure
ne
dommage:
il
faut
bien
que
la
protection
de
Dieu
besongne
la,
veu
que
chacun
homme
sera
tousiours
comme
un
loup
a
ses
prochains,
ainsi
comme
nous
avons
dit.
Et
c'est
le
but
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