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les
traditions
des
hommes,
il
n'y
a
nulle
obeissance
:
Dieu
desadvoue
toutes
ces
choses-la,
et
ne
veut
point
qu'on
luy
en
face
nul
item.
Voila
quant
au
premier
article
de
ceste
benediction.
Or
a
l'opposite
quoy
que
les
hommes
murmurent,
et
s'eslevent
contre
nous,
voire
et
nous
condamnent,
d'autant
que
nous
n'avons
point
observe
leurs
folles
inventions
:
Dieu
nous
absout
ici
:
car
il
ne
menace
sinon
ceux
qui
luy
sont
rebelles.
Auiourd'huy
le
Pape
fulmine
contre
nous,
d'autant
que
nous
ne
luy
voulons
point
estre
subiets,
comme
ceux
qui
plient
le
col
sous
luy,
comme
des
povres
bestes
sous
sa
servitude.
Il
est
vray
que
ceux-la,
d'autant
qu'ils
estiment
qu'il
a
la
puissance
de
nous
mettre
au
profond
d'enfer,
cela
les
pourroit
estonner,
cela
seroit
pour
faire
trembler
les
rudes,
et
idiots
:
mais
quand
nous
oyons
de
la
bouche
de
nostre
Dieu,
qu'il
ne
nous
faut
point
craindre,
si
ce
n'est
que
nous
luy
ayons
desobey:
tenons-nous
la,
et
mocquons-
nous
hardiment
de
toutes
les
menaces
du
Pape:
c'est
autant
comme
si
on
faisoit
peur
a
des
petits
enfans,
quand
on
hochera
une
vessie
pleine
de
poix.
Il
est
vray
que
cela
fera
grand
bruit,
et
resonnance:
mais
ce
n'est
qu'un
ieu.
Autant
en
est-il
de
toutes
les
menaces
que
pourront
faire
les
hommes.
Mais
il
y
a
encores
un
mot
qui
est
bien
a
noter.
Moyse
dit
que
la
malediction
viendra,
quand
le
peuple
se
sera
destourne
de
son
Dieu
pour
servir
aux
dieux
estranges,
et
lesquels
il
n'a
point
cogneu.
Or
ici
derechef
il
monstre,
que
ceux
qui
oot
este
deument
enseignez,
sont
beaucoup
plus
coulpables
que
les
povres
incredules:
car
par
certaine
malice,
et
a
leur
escient
ils
despittent
Dieu,
ils
n'est
plus
question
d'ignorance:
mais
apres
que
Dieu
leur
avoit
dit:
Cheminez,
qu'ils
se
destournent,
et
semble
qu'ils
luy
vueillent
faire
la
guerre
de
propos
delibere:
ils
aggravent
donc
leur
condamnation
par
ce
moyen-la.
Et
ainsi
notons
bien
que
nous
qui
avons
receu
la
doctrine
de
l'Evangile,
serons
moins
excusables
que
les
Papistes,
si
nous
n'obeissons
a
nostre
Dieu.
Car
les
Papistes
vont
tousiours
leur
train,
ils
se
sont
esgarez
comme
bestes,
et
mesmes
ce
n'est
que
puantise
et
abomination
que
tout
ce
qu'ils
font.
Il
est
vray:
mais
tant
y
a
que
de
nostre
part
nous
faisons
beaucoup
pis
en
nous
destournant
de
Dieu,
apres
qu'il
s'estoit
approche
de
nous,
et
qu'il
nous
avoit
approchez
de
soy.
Et
notamment
Moyse
dit:
Les
dieux
que
vous
riavez
point
cogneu.
En
quoy
il
redargue
la
malice
des
hommes,
de
ce
qu'ils
aiment
mieux
suyvre
l'incertain
que
le
certain.
Il
est
vray
que
nous
avons
un
principe
de
nature
tout
opposite.
Car
si
on
demande
a
un
homme
:
Lequel
aimes-tu
mieux,
qu'une
chose
te
soit
asseuree,
ou
que
tu
en
doutes?
Il
dira
tousiours:
Ie
voudroye
estre
asseure.
Cependant
il
semble
que
nous
bataillons
pour
nous
rendre
suspens,
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