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SUR
LE
DEUTER.
CHAP.
XI.
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nous
ne
soyons
point
si
pervers
de
nous
eslongner
ca
et
la
comme
en
despit
de
Dieu,
afin
d'estre
maudits:
que
plustost
nous
recevions
ceste
benediction
qui
ne
nous
couste
rien,
par
maniere
de
dire
:
car
il
ne
reste
sinon
de
la
recevoir
benignement:
comme
nous
oyons
la
promesse
qu'il
nous
fait:
Ouvre
ta
bouche,
et
ie
l'empliray.
Voila
pourquoy
aussi
sainct
Paul
dit
:
Voici
les
iours
agreables,
voici
les
iours
de
salut:
monstrant
comme
cela
se
doit
appliquer
a
la
predication
de
l'Evangile.
Il
allegue
ce
passage
d'Isaie,
comme
s'il
disoit,
nostre
Seigneur
ne
demande
sinon
de
faire
office
de
sauveur
envers
nous:
souffrons
donc
qu'il
se
declaire
tel.
Et
au
reste,
sachons
qu'il
ne
nous
le
faut
point
cercher
loin:
car
il
se
presente
a
nous
devant
que
nous
y
ayons
pense,
pour
nous
faire
sentir
sa
douceur,
et
sa
bonte
paternelle.
Et
au
contraire
quand
ii
nous
menace,
et
qu'il
nous
veut
faire
sentir
sa
rigueur,
il
ne
vient
point
du
premier
coup
hurter
contre
nous,
il
n'a
point
sa
main
levee
sur
nos
testes
pour
nous
frapper:
mais
il
nous
la
monstre
de
loin.
Toutesfois
quoy
qu'il
en
soit,
notons
que
iamais
sa
parolle
ne
se
presche,
que
d'un
coste
il
ne
testifie
qu'il
est
prest
de
recevoir
les
hommes
a
merci,
et
leur
ouvre
la
porte
de
son
royaume,
afin
qu'ils
y
entrent:
mais
cependant
s'il
les
voit
rebelles
et
obstinez
en
leur
malice,
qu'ils
ne
pensent
point
eschapper,
qu'ils
ne
cuident
point
que
ceste
parolle
soit
inutile
ne
vaine:
car
Dieu
luy
donnera
tousiours
vertu.
Et
comment?
Pour
ruiner
ceux
qui
l'auront
ainsi
reiettee,
et
mise
sous
le
pied,
qui
s'en
seront
mocquez,
et
qui
y
auront
resiste
appertement.
Or
cependant
nous
avons
a
reduire
en
memoire
ce
que
i'ay
touche,
suyvant
le
texte
de
Moyse
:
c'est
que
Dieu
ne
promet
benediction
qu'a
ceux
qui
auront
obey
a
ses
commandemens,
comme
aussi
il
menace
ceux
qui
se
seront
destournez
de
luy.
Or
par
cela
il
monstre
que
les
hommes
auront
beau
travailler
beaucoup:
mais
ils
perdront
leur
peine,
voire
s'ils
ne
se
gouvernent
selon
la
Loy.
Voila
donc
toutes
les
devotions
que
les
hommes
se
forgent,
qui
sont
abbattues,
Moyse
declaire
qu'elles
sont
sans
fruict.
Il
est
vray
que
les
Papistes,
les
Turcs,
et
les
Iuifs,
se
persuadent
assez
qu'ils
meritent
beaucoup
envers
Dieu,
quand
ils
auront
fait
selon
leur
opinion,
pour
dire:
Et
il
me
semble
que
cela
est
beau.
Quand
donc
ils
auront
ainsi
tracasse
en
leurs
circuits,
il
leur
semble
qu'ils
se
sont
bien
approchez
de
Dieu:
mais
au
contraire
nous
voyons
que
Dieu
ne
promet
rien
sinon
a
ceux
qui
obeissent
a
sa
parolle.
Ainsi
ne
voulons-nous
point
estre
frustrez
de
nostre
attente?
cerchons
la
volonte
de
Dieu,
interrogons
sa
bouche,
et
puis
apres
obeissons
simplement
a
ce
qu'il
nous
dit:
car
cependant
qu'on
se
gouverne
selon
son
cerveau,
ou
selon
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