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hommes
ne
savent
faire
profiter
la
doctrine,
quand
Dieu
la
leur
envoye,
qu'elle
leur
sera
tournee
a
mort
eternelle,
et
qu'ils
auront
tant
moins
d'excuse,
et
qu'il
faudra
que
leur
condamnation
redouble,
d'autant
qu'ils
auront
mesprise
le
bien
qui
leur
estoit
presente.
Or
ceci
nous
est
bien
necessaire.
Car
nous
voyons
comme
on
se
ioue
de
la
parolle
de
Dieu:
et
ceux
qui
ne
la
reiettent
point
du
tout,
cuident
estre
a
demi
absouts:
quand
ils
ne
s'en
rendent
point
ennemis
mortels
pour
faire
la
guerre,
ii
leur
semble
que
Dieu
s'en
doit
contenter.
Or
pensons-nous
que
Dieu
vueille
qu'un
tel
bien
perisse?
Il
nous
presentoit
la
vie,
et
nous
la
reiettons:
ceste
ingratitudela
ne
merite-elle
pas
une
horrible
vengeance?
Et
puis
Dieu
prise
son
honneur
encores
plus
que
le
salut
de
nos
ames.
Et
c'est
bien
raison.
Or
il
nous
a
monstre
le
moyen
comment
il
doit
estre
glorifie
de
nous:
et
nous
n'en
tenons
conte,
nous
reiettons
tout
cela.
Et
ainsi,
pensons
bien
que
si
nous
ne
recevons
benediction
de
la
parolle
de
Dieu,
c'est
a
dire,
qu'elle
nous
serve
afin
que
nous
soyons
reconciliez
avec
luy,
pour
le
tenir
comme
nostre
pere,
qu'il
faudra
en
despit
de
nos
dents
que
nous
le
sentions
nostre
iuge,
et
que
sa
parolle
nous
condamne
:
au
lieu
qu'elle
nous
eust
este
un
tesmoignage
de
sa
dilection
pour
nous
mener
a
salut,
et
a
cest
heritage
du
royaume
des
cieux,
il
faudra
qu'elle
nous
soit
un
proces
criminel
qui
s'execute
sur
nos
testes,
que
nous
soyons
maudits
en
ceste
vie
presente:
et
apres
nostre
trespas,
que
la
vengeance
de
Dieu
nous
persecute
tousiours,
pour
n'avoir
point
obey
a
la
parolle
de
Dieu,
quand
elle
nous
estoit
preschee,
et
qu'on
nous
la
mettoit
en
avant.
Or
apprenons
donc
maintenant,
puis
que
Dieu
declaire
que
c'est
le
temps
agreable,
lors
qu'il
nous
convie
a
soy,
apprenons
(di-ie)
de
venir,
et
nous
haster:
afin
que
ceste
menace
ne
s'accomplisse
sur
nous,
c'est
que
nous
soyons
maudits
avec
nostre
impiete,
quand
nous
n'aurons
point
voulu
recevoir
le
bien
qui
nous
estoit
offert.
Et
sur
tout
auiourd'huy
nous
devons
estre
incitez
beaucoup
plus
a
cela,
d'autant
que
les
peres
anciens
n'en
ont
point
eu
l'occasion
telle.
Il
est
vray
que
Moyse
pouvoit
bien
dire
qu'il
presentoit
la
benediction
a
ceux
du
peuple
en
la
Loy:
mais
auiourd'huy
nous
avons
la
benediction
qui
est
desployee
on
l'Evangile
bien
plus
ouvertement.
Il
y
avoit
des
promesses
qui
estoyent
obscures
alors
:
elles
monstroyent
bien
Iesus
Christ,
mais
c'estoit
de
loin:
elles
rendoyent
bien
quelque
petit
goust
de
la
vie,
mais
auiourd'huy
nous
en
sommes
rassasiez,
que
Dieu
nous
donne
la
son
coeur,
qu'il
n'omet
rien,
afin
de
nous
faire
sentir
une
amour
inestimable,
et
que
par
ce
moyen
nous
soyons
attirez
a
luy,
et
gagnez.
Puis
qu'ainsi
est,
cependant
que
la
Loy
nous
ne
monstre
de
loin,
et
que
l'Evangile
nous
en
approche
de
plus
pres:
que
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