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20:140
(Ancienne
Copie.
Bibi.
de
Geneve
Vol.
107,
fol.
165.
.
Vol.
115a,
fol.
13;
Berne
F.
60;
Ruebat
VII.
405;
Bonnet
IL
534;
Trad.
angi.
IV.
332.)
A
Madame
la
Comtesse
de
Seniguan.
Madame,
combien
que
ie
ne
vous
aie
point
escript
iusques
icy,
ce
n'a
point
este
faulte
de
bonne
devotion
de
memploier
a
vous
faire
service,
et
aussy
que
ie
naye
eu
memoire
de
vous
envers
Dieu,
comme
ie
suis
oblige.
Mais
daultant
que
les
lettres
ne
vous
peuvent
point
apporter
grant
profit,
ioinct
que
mon
frere
Monsieur
de
Beze
satisfesoit
assez
pour
nous
deux,
ie
men
suis
deporte.
Mais
en
la
fin
craignant
de
faillir
a
mon
debvoir,
ie
nay
point
voulu
differer
plus
long
temps.
Or,
Madame,
ie
remercie
Dieu
en
premier
lieu
de
la
constance
qu'il
vous
a
donnee
pour
ne
point
estre
esbranlee
de
quelques
troubles
qu'il
y
ait
eu
en
France,
mais
quen
perseverant
vous
avez
monstre
que
vostre
foy
estoit
bien
fondee
et
avoit
pris
vive
racine
pour
demourer
immuable.
Il
reste
de
prendre
aussy
courage
a
ladvenir,
car
encores
qu'il
ny
ait
point
de
si
rudes
assaulx
quon
les
a
veus,
le
diable
a
beaucoup
de
moiens
pour
destourner
les
enfans
de
Dieu
du
bon
chemin,
et
ne
fussent
que
les
mauvais
exemples
qui
les
environnent
de
tous
costez,
plusieurs
sont
volages,
aucuns
de
tout
prophanes.
Les
uns
se
refroidissent,
les
aultres
sont
delicatz,
les
aultres
s'abandonnent
a
mener
vie
dissolue.
Bref
tout
est
plain
de
scandalles.
D'aultantplus
donc
avez
vous
besoing,
Madame,
de
vous
tenir
sur
voz
gardes
et
vous
fortiffier,
tellement
que
vous
soiez
comme
ung
miroir
pour
ramener
au
bon
chemin
ceulx
qui
sont
en
train
de
sesgarer.
Cependant
a
ce
que
ientens,
Dieu
vous
exerce
pour
vous
faire
praticquer
que
cest
de
patience,
remectant
vostre
vie
entre
ses
mains,
daultant
que
vous
estes
fort
debille
et
affligee
de
beaucoup
de
maladies,
dont
iay
aussy
ma
part,
pour
estre
en
mesme
praticque.
Mais
quoy
qu'il
en
soit,
nous
avons
bien
a
nous
contenter
quen
languissant
nous
sommes
soustenuz
par
la
vigueur
de
l'esprit
de
Dieu.
Et
au
reste
que
si
ceste
loge
corruptible
va
en
decadence,
nous
scavons
que
nous
serons
restaurez
en
brief
pour
ung
bon
coup
et
a
perpetuite.
Quoy
quil
en
soit,
nous
avons
occasion
de
mieulx
congnoistre
que
vault
l'evangile,
quant
il
ny
a
point
de
repos
ni
contentement
pour
nous
en
ce
monde.
schot,
son
parent,
lui
avait
intente
un
proces
et
l'avait
fait
emprisonner.
Lorsqu'il
eut
ete
fait
prisonnier
a
St.
Quentin,
les
Guise,
plutot
par
haine
pour
lui
que
par
affection
pour
elle,
prosperent
de
l'occasion
pour
la
consoler
et
la
soulager
dans
ses
malheurs.
Elle
mourut
en
1566
(de
Tkou
Hi.
759.
Bist
eccl
II.
235).
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