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NEUVIEME
SERMON
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a
vostre
Pere.
Voila
le
Fils
de
Dieu,
qui
est
Dieu
eternel,
neantmoins,
afin
de
nous
recueillir
a
soy,
et
de
nous
tenir
la
fermes,
tellement
que
iamais
nous
ne
soions
debauchez
de
ce
fondement
qu'il
nous
a
donne
de
sa
Verite,
dit,
que
nous
avons
un
Dieu
commun,
entant
qu'il
est
homme,
et
en
tant
qu'il
est
nostre
frere
:
que
nous
avons
un
Dieu
qui
est
son
Dieu,
et
que
nous
avons
un
Pere
qui
est
son
Pere.
Quand
nous
oyons
ces
choses,
est-il
question
de
plus
estre
en
doute
ni
en
branle?
Comme
il
y
en
a
beaucoup
auiourd'hui
qui
diront,
O,
ie
ne
say
que
ie
doy
tenir:
il
y
a
telle
variete
d'opinions
que
ie
suis
confus:
et
ainsi
ie
ne
puis
rien
croire,
ie
ne
say
ce
que
ie
doy
suivre.
Or
il
faut
bien
que
le
diable
possede
telles
gens,
quand
ils
foulent
aux
piez
la
Verite
de
Dieu,
qui
est
comme
une
clarte
certaine
pour
nous
guider
et
pour
nous
monstrer
le
chemin
de
salut.
Ainsi
donques
puis
que
des
Abraham
et
des
Noe,
Dieu
s'est
manifeste,
et
qu'il
a
establi
Moise
pour
conducteur
de
son
Eglise,
et
qu'il
nous
a
associez
tous
ensemble,
quand
a,
la
fin
il
a
envoye
son
Fils
unique,
en
la
personne
duquel
il
nous
a
tous
recueillis
k
soy,
que
nous
apprenions
de
nous
retenir
en
l'union
de
Foy
qu'il
nous
a
donnee:
et
ne
doutons
pas
qu'il
ne
nous
avoue
tousiours
pour
ses
enfans.
Maintenant
nous
avons
a
noter
ce
que
Dieu
dit,
Qu'il
benira
Isaac,
et
qu'il
multipliera
sa
semence:
car
c'est
pour
monstrer
que
la
faveur
que
Dieu
porte
a.
ceux
qu'il
a
appelez
a
soy,
n'est
pas
vaine
ni
oisive:
mais
qu'elle
apporte
son
fruit
et
son
effect.
Il
est
donc
tout
certain
que
quand
Dieu
nous
sera
propice,
il
nous
eslargira
autant
de
biens
qu'il
cognoist
nous
estre
bon:
il
est
vray
que
ce
ne
sera
pas
k
nostre
souhait:
mais
quoy
qu'il
en
soit,
la
prosperite
sera
tousiours
coniointe
avec
la
grace
et
l'amour
de
Dieu.
Or
nous
savons
qu'il
a
tout
en
sa
main,
et
n'est
pas
chiche,
qu'il
ne
vueille
eslargir
k
ses
enfans
tout
ce
qu'il
cognoist
leur
estre
propre.
Apprenons
donc
d'attendre
toute
prosperite
et
toute
faveur
gratuite
de
nostre
Dieu,
quand
il
lui
plaira
de
nous
testifier
qu'il
nous
aime,
et
qu'il
est
avec
nous,
(comme
desia
nous
avons
dit)
:
et
cependant
toutefois,
encores
que
nous
ayons
beaucoup
d'adversitez
qui
nous
molestent,
et
qui
nous
soyent
dures
et
ameres,
que
nous
ne
laissions
pas
de
tousiours
nous
tenir
a
sa
promesse.
Et
quand
nous
recevons
quelque
grace
de
la
main
de
Dieu,
que
nous
appliquions
cela
tousiours
a
confermer
nostre
Foy,
et
avoir
ceste
resolution,
que
nous
experimenterons
ce
qui
est
ici
dit,
Ie
seray
avec
toy,
et
te
beniray.
Et
il
est
certain
que
si
nous
considerions
bien
les
benefices
de
Dieu
que
nous
recevons
iournellement
de
lui,
et
qu'ils
fussent
prisez
de
nous
comme
ils
en
sont
dignes,
que
nous
aurions
tousiours
dequoy
l'honorer,
et
nous
resiouir
en
lui:
mais
nous
gourmandons
les
biens
qu'il
nous
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