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SERMON
XLV.
140
Or
Daniel
adiouste
puis
apres,
Que
ceux
qui
auront
este
entendus
reluiront
comme
la
splendeur
du
firmament,
et
ceux
qui
en
auront
iustifie
plusieurs
seront
clairement
comme
les
estoiles
du
ciel.
Par
cette
sentence
il
monstre
a
qui
c'est
que
cette
consolation
dont
i'ai
parle
s'adresse,
et
c'est
un
mot
que
nous
devons
bien
noter
que
cettuy-cy.
Oar
on
nous
pourroit
prescher
de
la
resurrection
cent
mille
ans,
et
nous
ne
recueillerions
gueres
de
fruict,
n'estoit
qu'un
chacun
supliast
cette
doctrine
a
foy,
et
que
nous
fussions
advertis
que
c'est
a
nous
que
Dieu
parle,
et
a
chacun
en
paticulier,
quand
il
proiecte
que
nous
serons
recueillis
en
sa
gloire.
Si
donc
cette
doctrine
se
presche
en
confus,
et
qu'on
nous
remonstre
que
c'est
la
resurrection,
nous
pouvons
dire
il
est
vray,
que
Dieu
doit
retirer
de
corruption
ceux
qui
auront
este
saiges
et
entendus,
mais
quoy?
nous
ne
scavons
pas
si
Dieu
nous
ha
esleus
des
siens:
si
donc
nous
demeurons
en
une
telle
perplexite,
ce
sera
une
chose
superflue,
d'avoir
entendu
que
nous
devons
resussiter,
et
nostre
foy
demoureroit
la
comme
suspendue
en
doute.
Ainsi
donc
cette
doctrine
qu'adiouste
ici
Daniel
nous
est
bien
necessaire,
car
c'est
pour
nous
monstrer
que
le
fruit
de
la
resurrection
nous
en
revient.
Il
dit
donc
que
ceux
qui
auront
este
entendus,
luiront
comme
la
splendeur
du
firmament,
il
donne
ici
une
marque
par
laquelle
on
pourra
dicerner
ceux
qui
seront
participans
de
cette
gloire
et
de
cette
immortalite,
de
laquelle
il
avoit
parle
ci
dessus.
Et
comment
est-ce
qu'il
les
nomme
entendus?
Or
sous
ce
mot
d'intelligence,
il
n'y
ha
nulle
doute
qu'il
ne
signifie
sa
foy,
car
aussi
voila
toute
nostre
sagesse,
et
aussi
donc
notons
que
le
moien
de
parvenir
en
la
vie
eternelle,
et
a
cette
resurrection
bien
heureuse,
c'est
que
nous
soions
illumines,
que
nous
ne
che¡ì
minions
point
en
ce
monde
comme
pauvres
aveugles,
mais
que
nous
soions
esclaires
de
cette
clarte
de
vie.
En
somme
donc
la
foy
est
celle
qui
nous
introduit
en
la
resurrection,
et
en
la
gloire
de
Dieu,
et
l'Escriture
est
pleine
de
toute
cette
doctrine,
comme
aussi
il
n'y
ha
rien
si
commun
que
de
dire
que
la
foy
est
cette
vie
eternelle,
mais
cependant
c'est
pitie,
que
les
hommes
apres
avoir
eu
cette
doctrine,
sont
si
nonchallans
qu'ils
troublent,
ils
appliquent
toutes
leurs
estudes
a
choses
vaines
et
de
nul
profit.
Cependant
il
n'y
aura
nul
qui
pense
a
cette
clarte
de
vie.
Voila
Dieu
qui
nous
monstre
que
cependant
que
nous
cheminons
selon
nostre
sens,
nous
ne
pouvons
sinon
errer,
d'autre
part
ii
nous
declare
que
si
nous
sommes
enseignes
de
luy,
que
sa
verite
sera
une
certaine
vie,
que
nostre
salut
gist
la,
et
voila
le
moien
de
parvenir
a
la
vie
eternelle,
et
nous
demourerons
en
nostre
aveuglement,
et
n'est
ce
pas
signe
que
nous
voulons
perir
a
nostre
escient,
et
de
nostre
bon
gre?
et
ainsi
donc
nous
voions
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