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SERMON
LXXIX.
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laisser
la
:
mais
il
faut
marcher
un
degre
plus
outre,
c'est
que
quand
nous
aurons
veu
que
nous
sommes
privez
de
la
benediction
de
la
Loy,
cependant
qu'elle
demeure
une
lettre
morte,
c'est
a
dire,
que
elle
nous
annonce
simplement
ce
que
nous
devons
faire,
et
qu'elle
ne
nous
donne
point
la
vertu
de
l'accomplir:
que
nous
venions
a
nostre
Seigneur
Iesus
Christ,
duquel
l'office
est
d'escrire
en
nos
coeurs
ce
que
Dieu
avoit
escrit
en
des
pierres:
qu'il
nous
donne
l'affection
d'obeir,
au
lieu
que
nous
declinons
tout
a
l'opposite.
Et
cependant
nostre
Seigneur
Iesus
Christ
aussi
a
merite
ceste
benediction
pour
nous,
d'autant
qu'il
a
accompli
tout
pour
nostre
bien:
afin
qu'en
son
nom
auiourd'huy
nous
soyons
receus
en
grace,
et
que
nos
oeuvres
soyent
acceptees
de
Dieu,
combien
qu'elles
ne
le
vaillent
pas.
Car
nous
ne
venons
point
chacun
en
nostre
personne
privee,
nous
n'y
venons
pas
en
qualite
de
ceux
qui
auront
observe
la
Loy
:
mais
nous
y
venons
au
nom
de
nostre
Seigneur
Iesus
Christ,
comme
membres
de
son
corps.
Voila
donc
la
benediction
qui
est
accomplie
en
nous,
quand
nous
cerchons
le
remede
de
ce
qui
nous
deffaut,
et
que
nous
cognoissons
qu'apres
que
Dieu
a
promis
aux
hommes
sous
condition
qu'il
les
benira,
voyant
que
cela
ne
profite
rien,
qu'il
adiouste
une
seconde
grace:
c'est
qu'au
nom
de
son
Fils
unique
il
les
recoit,
et
apres
avoir
escrit
sa
Loy
en
leurs
coeurs,
qu'il
ne
leur
impute
point
leurs
fautes:
tellement
qu'ils
ne
laissent
pas,
encores
qu'ils
ne
puissent
accomplir
la
Loy,
et
que
cela
surmonte
leur
faculte,
d'estre
participans
de
la
benediction
qui
est
ici
contenue.
Voila
pour
un
item.
Or
venons
maintenant
a
ce
que
Moyse
adiouste
de
la
malediction.
Il
dit,
que
tout
ainsi
que
la
Loy
nous
presente
la
grace
de
Dieu,
qui
est
la
benediction
pour
nostre
salut:
qu'aussi
il
ne
faut
pas
que
nous
mesprisions
les
menaces
qui
sont
la
contenues.
Car
si
nous
faisons
l'aureille
sourde,
quand
Dieu
a
parle,
que
nos
coeurs
soyent
envenimez
contre
luy
en
rebellion,
ou
qu'ils
soyent
eslourdis
en
stupidite,
ou
que
nous
soyons
semblables
a
ces
mocqueurs
qui
convertissent
tout
en
risee
:
que
cela
nous
demeure,
c'est
que
quoy
qu'il
en
soit
la
parolle
de
Dieu
sera
ou
pour
nostre
vie,
ou
pour
nostre
mort,
il
n'en
tombera
point
un
seul
mot
a
terre:
que
ceux
qui
feront
leur
profit
de
ce
qu'on
leur
propose
au
nom
de
Dieu,
sentiront
que
la
doctrine
leur
est
donnee
a
salut:
mais
cependant
les
contempteurs,
tous
ceux
qui
auront
reiette
l'instruction
qu'on
leur
donnoit,
il
faudra
qu'ils
en
rendent
conte,
ils
sentiront
qu'un
seul
mot
ne
sera
point
perdu
:
comme
aussi
il
n'est
point
a
mespriser.
Car
ce
qui
sortira
de
la
bouche
de
Dieu,
faut-il
qu'il
soit
aneanti,
et
qu'il
s'en
aille
esvanouyr
sans
effect?
Nenni.
Et
ainsi
notons
bien
que
si
les
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