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ture
perverse,
depuis
le
peche
que
nous
avons
tire
d'Adam,
la
Loy
ne
peut
sinon
nous
maudire.
Car
quand
Dieu
nous
monstre
quelle
est
nostre
iustice,
si
nous
venons
a
examiner
nostre
vie,
nous
saurons
que
nous
l'avons
offense
en
tout
et
par
tout:
nous
voila
donc
en
desespoir.
Ouy,
mais
cela
n'est
point
de
la
nature
de
la
Loy,
c'est
a
cause
du
vice
qui
est
en
nous,
pource
que
nous
sommes
pervertis,
et
que
toutes
nos
affections
sont
rebelles
a
Dieu,
et
que
nous
ne
taschons
sinon
a
suyvre
nos
meschantes
cupiditez,
au
lieu
de
luy
obeir.
La
Loy
donc,
a
cause
de
nous,
n'apporte
sinon
ire
et
mort:
mais
quant
a
soy,
si
nous
regardons
la
doctrine
qui
est
la
contenue,
il
est
certain
qu'elle
apporte
benediction.
Car
si
nous
estions
tels
que
nous
devons
estre,
c'est
a
dire,
qu'il
y
eust
une
telle
integrite
en
nous,
que
nous
fussions
disposez
de
servir
a
Dieu,
comme
nostre
pere
Adam
avoit
este
cree
devant
sa
cheute,
la
Loy
apporteroit
sa
benediction.
Et
pourquoy?
Car
il
nous
monstre
qu'il
nous
faut
aimer
Dieu
de
tout
nostre
coeur.
Quand
nous
serons
conioints
a
luy,
que
nous
y
serons
unis
avec
toute
perfection
de
bien,
de
ioye,
de
vie,
de
gloire,
et
tout
cela
se
trouvera
vray.
Car
si
nous
avions
une
bonne
nature,
et
droite,
nous
respondrions
a
ceste
doctrine-la,
et
l'observerions:
ceste
benediction
donc
nous
seroit
accomplie.
A
qui
tient-il
maintenant
que
la
Loy
ne
nous
apporte
que
mort,
et
perdition?
C'est
pource
que
nous
ne
sommes
point
capables
de
recevoir
les
promesses
qui
sont
la
contenues.
Nostre
Seigneur
dit:
Venez
a
moy,
et
ie
vous
rassasieray
de
biens:
et
nous
tirons
tout
au
rebours.
Il
ne
tient
point
donc
a
la
doctrine.
A
qui
tient-il?
A
nous.
Le
vice
ou
se
trouvera¡íil?
serace
en
la
Loy?
Nenni:
mais
en
nos
personnes.
Maintenant
donc
notons
que
ce
n'est
point
sans
cause
que
Moyse
a
ici
proteste
au
peuple,
qu'il
leur
proposoit
la
benediction.
Or
cependant
encores
pourroit-on
repliquer:
Combien
que
cela
vienne
de
nostre
vice,
que
nous
ne
sommes
point
faits
participans
de
la
benediction
qui
est
promise
en
la
Loy
pour
en
iouyr,
tant
y
a
neantmoins
que
nous
en
sommes
exclus
et
bannis:
c'est
donc
une
chose
superflue,
de
dire:
Ie
vous
propose
benediction.
Non
est.
Car
nous
avons
deux
articles
a
noter.
L'un
est,
que
quand
Dieu
parle
ainsi
de
sa
parolle,
c'est
afin
que
nous
l'ayons
en
prix
et
estime,
et
que
non
seulement
elle
nous
soit
precieuse,
mais
qu'elle
nous
soit
amiable,
que
nous
mettions
la
tout
nostre
coeur:
et
au
reste,
que
nous
venions
puis
apres
a
cognoistre
nostre
malediction
pour
nous
humilier,
pour
estre
abattus,
et
pour
gemir,
voyant
que
nostre
bien
nous
est
converti
en
mal:
d'autant
que
nous
ne
sommes
point
disposez
a
le
recevoir,
que
la
vie
nous
est
convertie
en
mort.
Dieu
encores
n'aura
rien
gaigne
de
nous
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