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SUR
LE
DEUTER.
CHAP.
XI.
138
homines
n'ont
peu
rien
meriter,
et
non
sans
cause.
Car
quand
nous
ferions
tout
ce
qui
nous
est
possible
(comme
i'ay
desia
dit)
pouvons-nous
rien
desservir
envers
Dieu?
Car
nous
luy
devons
tout
cela,
et
il
ne
nous
doit
rien.
Voila
donc
pourquoy
Moyse
dit
ici,
que
quand
la
Loy
a
este
publiee,
la
benediction
a
este
mise
devant
le
peuple.
Comme
s'il
disoit:
Par
ci
devant
vous
ne
cognoissiez
nulle
reigle,
vous
eussiez
este
comme
les
povres
incredules
qui
vont
a
l'aventure,
et
cependant
n'ont
nulle
asseurance
:
mais
vostre
Dieu
vous
a
recueillis
a
soy,
il
vous
a
monstre
le
bon
chemin.
Ainsi
donc
voila
comme
vous
pourrez
mener
une
vie
heureuse:
ce
sera,
obeissant
a
la
volonte
de
vostre
Dieu.
Et
puis
il
y
a
aussi
la
promesse
coniointe
:
et
par
icelle
le
peuple
pouvoit
esperer
que
Dieu
le
beniroit.
C'est
donc
ce
que
i'ay
desia
declaire,
que
Dieu
nous
fait
une
grande
grace,
quand
il
luy
plaist
nous
monstrer
quelle
facon
de
vivre
nous
devons
tenir.
Car
sans
cela
nous
pourrions
nous
tourmenter
beaucoup,
ce
ne
seroit
que
peine
perdue,
et
inutile.
Et
ainsi
advisons
de
recevoir
en
tant
plus
grande
reverence
la
parolle
qui
nous
est
proposee
au
nom
de
Dieu,
veu
qu'elle
nous
apporte
benediction:
ie
di
tant
pource
que
nous
cognoissons
quelle
est
la
volonte
de
nostre
Dieu,
et
que
nostre
vie
luy
sera
agreable,
qu'aussi
il
s'oblige
volontairement:
encores
qu'il
n'y
ait
nul
devoir,
si
est-ce
qu'il
veut
contracter
avec
nous,
en
telle
facon
que
nous
ne
le
servions
point
en
vain.
Mais
ici
on
pourroit
faire
une
difficulte,
comment
c'est
que
Moyse
parlant
de
la
Loy,
dit
qu'il
propose
la
benediction?
Car
quoy
que
Dieu
nous
promette
en
sa
Loy
(ainsi
que
hier
il
en
fut
traitte)
tout
cela
ne
parviendra
point
iusques
a
nous:
car
il
y
a
tousiours
un
si
adiouste,
c'est
assavoir
que
Dieu
nous
promet
sa
benediction,
quand
nous
aurons
observe
ce
qu'il
nous
commande.
Or
nul
ne
s'en
acquitte:
nous
voila
donc
tous
frustrez
de
la
promesse
de
la
Loy,
a
cause
de
la
condition
qui
est
impossible.
Il
semble
donc
que
Moyse
ne
dise
rien
en
ce
passage,
promettant
benediction
au
peuple.
Et
de
faict,
nous
oyons
comme
sainct
Paul
en
parle.
Il
dit
que
la
Loy
n'a
apporte
qu'ire,
et
vengeance
de
Dieu,
a
cause
qu'elle
nous
redargue
tous
tant
que
nous
sommes,
qu'il
n'y
a
pas
un
seul
homme
qui
se
trouve
iuste,
et
iamais
il
n'y
en
a
eu.
Nous
voila
donc
tous
conveincus
par
la
Loy
d'avoir
transgresse
la
iustice
de
Dieu:
ainsi
nous
sommes
coulpables
de
mort
eternelle.
Puis
qu'ainsi
est:
il
sensuit
que
la
Loy
ne
peut
sinon
en
soy
nous
monstrer
que
nous
sommes
execrables
a
nostre
Dieu,
qu'il
est
nostre
ennemi
mortel,
qu'il
faut
qu'il
soit
nostre
iuge.
Et
ou
est
la
benediction
que
allegue
ici
Moyse?
La
response
a
cela
est,
que
si
nous
regardons
quels
nous
sommes
en
nostre
na-
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