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neu
quelle
est
la
vraye
religion
et
pure
:
si
nous
ne
poursuyvons,
toute
la
coulpe,
et
tout
le
mal
nous
doit
estre
impute.
Car
Dieu
nous
avoit
monstre
le
bon
chemin,
nous
ne
l'avons
point
tenu
ne
suyvi:
il
faut
donc
que
nous
soyons
forclos
de
toute
excuse,
et
que
Dieu
nous
tienne
la
convaincus
de
ce
qu'a
nostre
escient
nous
avons
mieux
aime
perir,
et
aller
en
perdition,
que
de
nous
ranger
a
luy,
lequel
nous
vouloit
mener
a
vie
et
a
salut.
Pour
ceste
cause
Moyse
dit
:
Voici,
ie
vous
propose
maintenant
benediction
et
malediction.
Comme
s'il
disoit:
Pensez
a
vous:
quand
Dieu
m'a
commande
de
vous
publier
sa
Loy,
il
n'est
plus
question
de
dormir.
Car
d'un
coste
il
vous
monstre
comme
vous
pourrez
prosperer
en
toute
vostre
vie,
c'est
assavoir,
si
vous
luy
obeissez.
Au
contraire,
ne
pensez
point
eschapper
quand
vous
aurez
este
rebelles
a
vostre
Dieu,
une
telle
ingratitude
ne
demeurera
point
impunie.
Car
il
faut
que
Dieu
se
venge
de
ce
qu'on
a
reiette
sa
doctrine,
et
qu'on
n'en
aura
tenu
conte.
Ainsi
en
premier
lieu
nous
sommes
admonnestez
que
ce
nous
est
un
thresor
inestimable,
d'avoir
cogneu
la
volonte
de
Dieu.
Nous
desirons
tous
de
mener
une
vie
heureuse
:
or
il
n'y
a
autre
moyen,
sinon
que
Dieu
nous
ouvre
la
porte
pour
venir
a
luy.
Si
on
allegue:
Et
comment
donc?
quand
les
hommes
s'estudieront
a
bien
faire,
ne
seront-ils
pas
benits?
Dieu
n'acceptera-il
point
tout
leur
service
quand
il
les
verra
cheminer
d'un
bon
desir?
Or
notons
en
premier
lieu,
que
les
hommes
pourroyent
avoir
la
plus
grande
devotion
qu'il
est
possible
a
leur
semblant:
mais
ils
ne
feront
qu'errer.
Ce
n'est
pas
le
tout
quand
nous
cuiderons
bien
faire:
mais
il
faut
que
nous
soyons
asseurez
que
le
chemin
que
nous
tenons
n'est
point
quelque
traverse
pour
nous
esgarer,
mais
que
nous
aspirons
droit
a
Dieu.
Voila
donc
comme
nous
ne
pouvons
estre
asseurez
de
nulle
benediction:
c'est
a
dire,
que
nous
ne
saurons
si
nostre
vie
plaira
a
Dieu,
si
les
services
que
nous
luy
rendons
luy
sont
agreables,
iusques
a
ce
qu'il
nous
ait
monstre
ce
qu'il
demande
et
approuve.
Car
cependant
que
nous
cheminerons
a
nostre
phantasie,
nous
irons
tout
au
rebours:
et
au
lieu
de
nous
advancer,
nous
reculerons.
Voila
pour
un
item.
Et
puis
pour
le
second,
quand
nous
aurons
tout
fait,
encores
Dieu
n'est
rien
oblige
a
nous.
Qu'est-ce
qu'il
nous
doit?
Tout
ce
que
nous
pouvons
donc
esperer,
c'est
de
la
promesse
qu'il
nous
fait,
quand
il
vient
entrer
en
paction
avec
nous,
et
qu'il
nous
declaire
que
si
nous
observons
sa
Loy,
que
ce
ne
sera
point
en
vain,
que
nous
ne
serons
point
frustrez,
que
nous
n'ayons
un
bon
salaire
envers
luy.
Quand
Dieu
nous
a
declaire
cela,
c'est
d'ou
procede
la
benediction
dont
parle
ici
Moyse:
et
c'est
aussi
ce
que
sainct
Paul
monstre
quand
il
presuppose
que
devant
la
Loy
les
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