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SERMON
LXXIX.
136
possesion
de
ses
biens,
il
nous
reforme
quant
et
quant
par
son
sainct
Esprit.
Mais
tant
y
a
que
ce
que
nous
pouvons
faire,
encores
que
Dieu
nous
gouverne,
et
que
nous
ayons
bonne
affection
de
le
servir,
cela
ne
sera
rien
qui
vaille,
s'il
est
estime
en
soy:
mais
au
regard
de
Iesus
Christ,
nous
serons
acceptez
de
Dieu,
et
nos
oeuvres
quant
et
quant,
et
l'heritage
nous
demeurera
ferme
et
asseure:
car
nous
ne
devons
point
craindre
d'y
parvenir.
Ce
n'est
point
a,
cause
de
nous
qu'il
nous
est
donne:
mais
d'autant
que
nous
participons
a
nostre
Seigneur
Iesus
Christ,
et
que
nous
acceptons
la
grace
qu'il
nous
a
acquise,
tellement
que
nous
sommes
reconciliez
a
Dieu
par
sa
mort
et
passion,
en
vertu
de
laquelle
Dieu
nous
est
propice,
et
sommes
asseurez
de
la
remission
de
nos
pechez,
que
nous
sommes
lavez
et
nettoyez
de
nos
macules
:
combien
qu'il
y
ait
des
vices
et
imperfections
en
nous,
qui
seroyent
pour
nous
rendre
coulpables
devant
Dieu,
que
toutesfois
nous
sommes
iustifiez,
et
luy
sommes
agreables,
quand
il
nous
a
renouvellez
par
son
sainct
Esprit.
Si
donc
nous
y
procedons
ainsi,
ne
doutons
point
que
ceste
promesse
ne
demeure
ferme,
et
que
nous
n'en
sentions
l'effect,
et
la
vertu
a
nostre
salut:
mais
cependant
ne
nous
glorifions
point
en
nous,
d'autant
qu'il
n'y
a
nulle
matiere,
ni
occasion.
LE
SIXIESME
SERMON
SUR
LE
CHAP.
XL
Y.
26.32.
DU
VENDREDI
27E
DE
SEPTEMBRE
1555.
La
protestation
que
fait
ici
Moyse,
est
pour
monstrer
que
les
hommes
sont
cause
de
tous
leurs
maux,
qu'il
ne
faut
point
qu'ils
en
cerchent
ailleurs
la
coulpe.
Et
au
reste,
quand
Dieu
nous
declaire
sa
volonte,
que
le
chemin
de
salut
nous
est
monstre,
et
qu'il
ne
tiendra
qu'a
nous
que
nostre
vie
ne
soit
heureuse
en
tout
et
par
tout.
Voila
donc
l'intention
de
Moyse:
c'est
que
Dieu
fait
une
singuliere
grace
aux
hommes,
quand
il
luy
plaist
les
enseigner
par
sa
parolle.
Car
quand
ils
ont
tesmoignage
de
sa
volonte,
c'est
autant
comme
s'il
leur
avoit
monstre
comment
ils
pourront
parvenir
a
salut,
et
que
durant
ceste
vie
caduque
ils
prospereront:
mais
au
contraire,
ils
sont
aussi
admonnestez,
que
s'ils
ne
font
leur
profit
de
la
doctrine
qu'on
leur
propose,
mal-heur
sur
eux,
et
qu'il
ne
faudra
point
puis
apres
qu'ils
se
plaignent
comme
s'il
avoit
tenu
a
Dieu:
car
ils
ont
eu
le
choix.
Quand
donc
nous
aurons
este
enseignez
en
la
parolle
de
Dieu,
que
nous
avons
cog-
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