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SUR
LE
DEUTER.
CHAP.
XI.
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ques
a
ce
que
le
royaume
ait
este
establi
en
la
personne
de
David.
Et
pourtant
il
ne
faut
point
alleguer,
comme
ces
bestes
de
Papistes
font:
O
comment?
voici
Dieu
qui
promet
ceci
et
cela,
si
nous
observons
ses
commandemens:
il
s'ensuit
donc
que
nous
gagnons
par
nos
merites
que
Dieu
nous
soit
propice,
que
nous
acquerons
le
royaume
de
paradis,
que
nous
pouvons
obtenir
salut
par
nostre
obeissance:
et
Dieu
regarde
de
rendre
a
chacun
selon
qu'il
l'a
desservi.
Us
monstrent
bien
que
iamais
ils
n'ont
entendu
une
seule
syllabe
de
l'Escriture
saincte.
Et
ce
passage,
sans
aller
plus
loin,
est
pour
monstrer
leur
bestise
et
ignorance.
Il
est
vray
que
Dieu
a
promis
a
son
peuple,
qu'il
iouiroit
de
la
terre
qu'il
luy
avoit
assignee:
mais
il
a
fallu
que
ceci
ait
este
differe
iusques
au
royaume
de
David.
Ainsi
notons
que
c'est
nostre
Seigneur
Iesus
Christ
qui
fait
que
les
promesses
de
la
Loy
ont
vertu
envers
nous,
et
que
nous
ne
serons
point
frustrez
de
ce
que
y
est
contenu.
Et
de
faict,
voila
pourquoy
ceste
promesse
notamment
est
donnee
a
David,
et
a
Salomon,
comme
au
paravant
elle
avoit
este
donnee
a
tout
le
peuple.
Et
ceci
est
encores
pour
mieux
esclarcir
la
doctrine
que
nous
venons
de
traitter.
Car
il
y
a
double
sorte
de
promesses
en
l'Escriture
saincte:
les
unes
sont:
Qui
fera
ces
choses,
il
vivra
en
icelles:
les
autres:
Qui
croira
au
Fils
que
le
Pere
a
envoye,
il
sera
sauve.
Voila
deux
promesses
qu'il
faut
bien
distinguer:
car
il
s'en
faut
beaucoup
qu'elles
soyent
semblables.
Quand
Dieu
dit:
Qui
fera
ces
choses,
il
ne
s'oblige
point
a
nous,
sinon
par
tel
si,
qu'un
chacun
s'acquitte
d'observer
sa
Loy:
et
non
seulement
en
partie,
mais
du
tout,
et
en
perfection.
Or
nul
ne
le
peut
faire:
nous
voila
donc
exclus
de
toute
esperance,
il
ne
faut
plus
que
nous
attendions
que
la
promesse
vaille
rien
pour
nous,
a
cause
de
nostre
faute:
car
Dieu
demeure
tousiours
fidelle,
mais
nous
ne
souffrons
pas
que
sa
bonte
parvienne
iusques
a,
nous.
Or
quand
il
voit
que
nous
sommes
ainsi
du
tout
privez
de
ses
biens,
il
trouve
un
autre
remede
nouveau:
c'est:
Voici
mon
Fils
qui
est
heritier
universel
et
du
ciel,
et
de
la
terre,
il
tient
tout
le
monde
sous
sa
main,
il
a
toute
plenitude
de
Divinite
enclose
en
soy,
mon
image
reluit
en
luy
en
toute
perfection,
laquelle
se
declaire
en
son
Evangile:
et
pourtant
ceux
qui
sont
membres
de
son
corps,
ceux-la
sont
faits
participans
de
tous
les
biens
qu'il
a
en
soy.
Voila
comme
les
promesses
auront
leur
effect
et
vertu
en
nous:
et
non
point
quand
nous
regarderons
simplement
a
la
doctrine
de
la
Loy.
Car
quand
Dieu
dit
la:
Ie
vous
donneray
la
terre:
a
qui
parloit
il?
A
tout
le
peuple:
mais
c'estoit
sous
ceste
condition:
Si
vous
faites
mes
commandemans.
Or
cela
a
este
aneanti.
Et
pourquoy?
Car
le
peuple
a
este
desloyal,
il
n'a
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