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posite,
quand
il
plaist
a
Dieu
de
nous
declarer
que
il
nous
aime,
et
que
nous
sommes
en
sa
protection,
que
nous
ne
pouvons
perir,
qu'il
ne
nous
tiene
la
main,
et
que
nous
ne
soions
gardez
de
lui.
Voila
qui
nous
doit
contenter,
quand
tout
le
reste
nous
defaudroit.
Ainsi
donc,
combien
que
Dieu
eust
donne
quelque
signe
a
Isaac
qu'il
l'avoit
regarde
en
pitie:
cela
n'estoit
rien,
en
comparaison
de
ce
que
Moyse
recite
maintenant:
C'est,
que
Dieu
lui
est
apparu,
afin
de
continuer
son
Alliance
envers
lui,
et
de
la
ratifier
tant
plus,
et
qu'il
en
fust
tout
persuade,
en
sorte
que
ce
lui
fust
un
bouclier,
pour
repousser
toutes
tentations.
Mais
en
premier
lieu
nous
avons
a
noter,
que
ceste
vision
a
este
pour
preparer
Isaac,
afin
que
la
parole
qui
lui
devoit
estre
donnee,
fust
receue
de
lui
en
tant
plus
grande
reverence
et
authorite.
Or
ceste
vision
a
este
comme
un
signe
que
Dieu
parloit:
et
ceci
a
este
tousiours
bien
necessaire,
car
nous
savons
comme
le
diable
tasche
a
nous
seduire
par
illusions
et
vaines
fantasies.
Quand
donc
les
Peres
ont
este
enseignez,
afin
d'avoir
pleine
certitude
en
leur
Foy,
il
falloit
que
la
Maieste
de
Dieu
se
manifestast
a
eux,
et
qu'ils
en
eussent
quelque
impression
infallible:
car
si
seulement
la
parole
leur
fust
venue,
ce
eust
este
comme
un
son
en
l'air,
qui
n'eust
eu
nulle
fermete.
Ce
n'est
donc
point
chose
superflue,
quand
Moise
dit,
que
Dieu
s'est
monstre
et
declare
a
Isaac:
car
il
a
falu
qu'Isaac
cognust
et
fust
bien
persuade
que
la
parole
qu'il
oyoit
procedoit
du
ciel,
et
qu'il
s'y
pouvoit
arrester,
que
c'estoit
une
verite
certaine,
en
laquelle
il
ne
pouvoit
pas
estre
abuse.
Vray
est
que
Dieu
est
invisible,
et
ne
se
comprend
pas:
et
tant
s'en
faut
que
nous
le
puissions
voir
a
l'oeil,
que
quand
nous
y
appliquerons
tous
nos
sens,
il
est
certain
que
nous
n'atteindrons
iamais
a
sa
hautesse.
L'essence
de
Dieu
donc,
selon
qu'elle
est
infinie,
ne
se
peut
voir
des
hommes:
mais
cela
n'empesche
point
qu'il
ne
se
monstre
comme
il
nous
est
expedient,
et
selon
la
mesure
petite
qui
est
en
nous.
Ainsi,
toutesfois
et
quantes
que
nous
lisons
que
Dieu
est
apparu
aux
Peres
anciens,
ce
n'est
pas
qu'ils
aient
comprins
toute
sa
Maieste
et
son
essence
:
cela
seroit
impossible,
l'esprit
de
l'homme
est
trop
rude:
mais
il
s'est
monstre
comme
ils
l'ont
peu
porter:
c'est
assavoir,
comme
il
a
veu
quil
leur
estoit
utile.
Et
mesme
quand
Dieu
desploieroit
sa
gloire
envers
nous,
ce
seroit
pour
nous
abysmer
incontinent:
ie
di
si
nous
avions
beaucoup
plus
d'intelligence
que
nous
n'avons,
et
que
nostre
esprit
comprinst
cent
fois
plus
qu'il
ne
fait:
si
est-ce
qu'encores
serions-nous
tellement
estonnez
de
la
gloire
de
Dieu,
que
nous
demeurerions
la
confus.
Il
faut
donc
que
Dieu
regarde
a
nostre
portee,
quand
il
lui
plaist
de
nous
apparoistre.
Et
ainsi,
voila
comme
se
doit
prendre
ce
mot
que
met
ici
Moyse:
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