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si
nous
luy
obeissions
comme
il
le
commande,
rien
ne
nous
defaudroit,
nous
sentirions
en
ceste
vie
terrestre
comme
il
nous
attire
au
salut
eternel:
que
comme
il
est
la
fontaine
de
tout
bien,
il
nous
eslargiroit
telle
abondance
que
nous
aurions
tout
a
souhait,
que
nous
passerions
par
ce
monde
comme
en
un
paradis
terrestre,
et
apres
l'heritage
des
cieux
nous
seroit
tout
appreste.
Voila
comme
Dieu
s'offre
a
nous
en
sa
Loy
:
mais
c'est
sous
ceste
condition:
Si
nous
faisons
ce
qu'il
commande.
Or
tant
s'en
faut
que
nous
le
facions,
que
nous
tirons
tout
au
contraire:
il
n'y
a
ne
pensee
ni
affection
en
nous
qui
ne
soit
ennemie
a
Dieu,
et
a
sa
iustice.
Au
lieu
donc
de
iouir
des
graces
qu'il
nous
avoit
promises
en
sa
Loy,
il
faut
qu'il
nous
soit
ennemi,
qu'il
s'arme
contre
nous,
et
que
nous
soyons
minez,
iusqu'a
ce
qu'il
nous
consomme
pleinement.
Quelquefois
il
foudroyera
en
telle
sorte
qu'en
une
minute
nous
sommes
accablez.
Et
d'ou
vient
cela?
Et
il
le
faut.
Car
comme
i'ay
desia
dit:
Dieu
s'estoit
monstre
liberal
envers
nous,
et
nous
avoit
desploye
ses
grands
thresors.
Mais
quoy?
Nos
coeurs
sont
clos
et
fermez.
Il
faut
donc
que
nous
en
soyons
privez,
et
qu'il
nous
face
sentir
la
peine:
qu'estans
affligez
nous
gemissions,
et
soyons
en
angoisse
extreme,
ne
sachans
plus
que
devenir.
Cependant
si
nous
sommes
des
siens,
encores
ne
laisse-il
pas
de
tousiours
mesler
quelque
douceur
parmi
les
corrections
qu'il
nous
envoye.
Il
est
vray
qu'il
supporte
les
meschans,
et
qui
sont
reprouvez
du
tout:
mais
si
est-ce
qu'en
la
fin
il
leur
est
terrible,
et
ne
les
traitte
pas
comme
ceux
qu'il
veut
reserver
a
soy:
combien
que
de
nature
nous
luy
soyons
tous
rebelles,
encores
ne
laisse-il
point
d'avoir
pitie
de
nous:
et
combien
que
nous
sentions
les
coups
rudes
de
sa
main,
si
est-ce
que
parmi
cela
encores
monstre-il
qu'il
ne
nous
veut
pas
pleinement
exterminer.
Or
en
la
fin
tant
y
a
que
nous
demeurerions
tousiours
en
nos
vices,
et
y
pourririons,
sinon
qu'il
suscitast
le
David
qu'il
a
promis,
c'est
nostre
Seigneur
Iesus
Christ.
Et
ainsi
par
son
moyen
nous
recouvrons
ce
que
nous
avons
perdu
par
nos
vices,
que
voila
Iesus
Christ
qui
nous
met
en
possesion
de
l'heritage
qui
nous
avoit
este
promis
par
la
Loy:
mais
il
ne
nous
pouvoit
point
appartenir,
et
en
eussions
este
frustrez,
sinon
qu'en
Iesus
Christ,
comme
il
nous
a
rachetez
en
nos
personnes,
aussi
les
biens
de
Dieu
son
Pere
nous
fussent
communiquez.
Nous
recouvrons
donc
tout
cela
en
luy,
au
lieu
qu'au
paravant
toute
la
iouissance
nous
en
estoit
ostee
et
retranchee.
Ainsi,
notons
bien
que
quand
Dieu
avoit
fait
tant
de
promesses,
et
si
amples
aux
Iuifs
en
sa
Loy,
sous
ceste
condition:
S'ils
gardoyent
ses
commandemens,
qu'il
a
voulu
monstrer
que
cela
n'a
point
eu
lieu,
ius-
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