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NEUVIEME
SERMON
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et
console
a
cause
des
tristesses
et
fascheries
qu'il
avoit
endurees
auparavant.
Ceste
circonstance
donc
est
bien
a
noter:
C'est
que
Dieu
voiant
que
son
serviteur
estoit
afflige
iusqu'au
bout,
lui
a
voulu
donner
quelque
allegement:
comme
auiourd'hui,
combien
que
nous
n'aions
pas
les
visions
telles,
Dieu
neantmoins
ne
laisse
pas
de
se
monstrer
a
nous,
quand
il
void
que
nous
n'en
pouvons
plus,
et
que
nous
pourrions
defaillir
sinon
qu'il
nous
vint
au
devant.
Toutesfois
et
quantes
que
nous
sommes
en
angoisse,
il
nous
semble
que
Dieu
est
esloigne
de
nous,
et
imaginons
qu'il
nous
a
mis
en
oubli.
Or
a
l'opposite,
quand
il
nous
fait
sentir
sa
grace
en
quelque
sorte
que
ce
soit,
ou
bien
qu'il
nous
fortifie,
et
que
nous
bataillons
vertueusement
contre
toutes
tentations,
ou
bien
qu'il
nous
delivre
des
molestes
et
iniures
qu'on
nous
fait,
ou
qu'il
nous
assiste
de
quelque
facon
comme
visible:
voila
sa
presence,
et
nous
voions
alors
qu'il
a
eu
le
soin
de
nous.
Ainsi
notons,
quand
Dieu
est
apparu
a
Isaac,
qu'il
faloit
bien
qu'il
y
eust
quelque
necessite
grande:
car
cela
n'est
pas
avenu
chacun
iour:
et
la
dessus
apprenons
de
nous
contenter,
quand
Dieu
apres
avoir
permis
que
nous
soions
tormentez,
que
nous
aions
des
inquietudes,
fascheries
et
molestes,
qu'en
la
fin
Dieu
se
monstrera
Pere
envers
nous.
Et
si
cela
ne
se
fait
pas
si
tost,
attendons
le,
comme
nous
voions
qu'Isaac
n'a
point
eu
tousiours
certain
signe
que
Dieu
lui
voulust
assister:
mais
au
contraire,
il
s'est
la
veu
destitue
de
tout
secours,
et
par
longue
espace
de
temps
:
et
apres
qu'une
fascherie
lui
est
survenue,
voici
l'autre
quant
et
quant
qui
a
suivi:
si
est-ce
neantmoins
qu'il
n'a
point
defailli.
Que
donc
nous
ensuivions
ce
chemin
la.
Et
cependant
aussi
notons,
qu'un
seul
mot
qui
nous
sera
dit
de
Dieu,
pour
nous
testifier
l'amour
qu'il
nous
porte,
vaudra
mieux
que
tous
les
biens
que
nous
pourrions
avoir
quand
nous
aurions
a
manger
et
a
boire
tout
nostre
soul
voire
et
en
toutes
delices,
quand
nul
ne
nous
fascheroit,
que
nous
aurions
repos
de
tous
costez
:
bref
que
tout
nous
viendroit
a
souhait:
quand
cela
y
seroit,
il
est
certain
que
nous
ne
le
devrions
pas
tant
priser,
que
d'avoir
tesmoignage
que
Dieu
nous
est
propice.
Car
prenons
le
cas
qu'un
homme
soit
confit
en
toutes
voluptez
en
toutes
ses
aises,
que
rien
ne
lui
defaille:
cependant
s'il
ne
cognoit
point
comment
il
en
est
avec
Dieu,
qu'il
n'ait
nulle
doctrine,
ne
nulle
promesse,
il
sera
tousiours
comme
en
doute
si
le
bien
lui
doit
durer,
ou
non:
et
s'il
s'enyvre
en
telle
sorte,
qu'il
s'attende
que
sa
prosperite
lui
durera
encore,
que
sera-ce
que
d'avoir
ainsi
toute
sa
felicite
en
ce
monde?
Combien
ceste
vie
dure-elle?
Tous
les
biens
donc
qui
nous
pourroient
avenir,
ne
sont
rien,
et
ne
peuvent
avoir
une
bonne
saveur,
sans
que
nous
soions
asseurez
de
la
grace
de
Dieu:
mais
a
l'op-
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