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SERMON
LXXVIII.
132
messe.
Mais
voici
un
beau
passage
et
excellent,
pour
nous
donner
ouverture
a
ce
que
nous
avons
expose
ci
dessus,
et
ce
qui
reviendra
encores
a
propos.
Il
est
dit,
gue
Dieu
donnera
victoire
a
son
peuple:
voire
j
s'il
garde
tous
les
commandemens
qui
luy
sont
proposez.
Voila
une
condition
que
Dieu
adiouste:
Faites
ce
que
ie
vous
commande,
et
alors
TOUS
sentirez
ma
vertu,
tellement
que
vos
ennemis,
quoy
qu'ils
attentent,
ne
profiteront
rien
contre
vous.
Or
maintenant
regardons
si
les
Iuifs
ont
peu
accomplir
tous
les
commandemens
de
Dieu
:
ils
y
ont
este
du
tout
rebelles
:
comme
aussi
nous
ne
cessons
d'aller
tout
a
l'opposite,
et
au
rebours
de
ce
que
Dieu
nous
enseigne,
et
nous
commande,
iusques
a
ce
qu'il
nous
ait
reformez
par
son
sainct
Esprit.
Voila
donc
les
Iuifs
qui
ont
este
rebelles
a
Dieu:
et
ainsi
ils
sont
privez
de
sa
promesse.
Voire,
mais
cependant
si
n'a-il
pas
laisse
encores
de
tousiours
donner
lieu
a
sa
misericorde
parmi
leur
malice:
car
encores
que
leurs
ennemis
les
ayent
picquez
comme
des
espines,
ils
sont
demeurez
tousiours
possesseurs
du
siege
que
Dieu
leur
avoit
ordonne.
Il
est
vray
qu'il
est
dit
notamment:
Pource
que
vous
avez
este
lasches,
et
que
vous
avez
irrite
vostre
Dieu,
d'autant
que
vous
n'avez
point
voulu
marcher
lors
qu'il
estoit
prest
de
vous
conduire:
pour
ceste
cause
(dit-ie)
vous
ne
viendrez
point
a
bout
de
vos
ennemis:
que
ce
qui
restera
vous
seront
comme
des
espines
a
vos
costez,
ce
seront
comme
des
mouches
guespes
pour
vous
picquer,
qui
vous
viendront
mesmes
crever
les
yeux,
d'autant
que
vous
n'avez
point
prins
hardiesse
comme
vous
deviez,
et
que
vous
ne
vous
estes
point
remis
a
Dieu
pour
aller,
et
marcher
en
avant
comme
il
vous
commandoit.
Voila
les
menaces
qui
leur
sont
faites,
et
ils
les
sentent
:
et
puis
les
voila
encores
assuiettis,
qui
pis
est,
qu'on
leur
impose
charges,
et
tributs,
qu'ils
ne
savent
que
faire
sinon
gemir.
Or
nostre
Seigneur
la
dessus
apres
les
avoir
chastiez
par
tant
de
moyens,
il
leur
declaire,
et
leur
monstre,
qu'il
ne
laisse
pas
encores
de
leur
estre
pitoyable,
il
leur
suscite
tousiours
gens
pour
les
preserver
de
leurs
ennemis.
Ainsi
les
Iuifs
quoy
qu'il
en
soit,
iouissent
des
graces
de
Dieu,
voire
en
partie:
et
non
pas
qu'ils
en
soyent
dignes,
mais
d'autant
que
Dieu
veut
faire
valoir
sa
promesse,
afin
qu'elle
ne
soit
point
aneantie
par
la
malice
et
ingratitude
des
hommes.
Finalement
voila
David
et
Salomon
qui
ont
la
promesse,
que
Dieu
par
leur
main
mettra
le
peuple
en
une
pleine
et
parfaite
liberte,
que
leur
royaume
sera
establi
en
perfection,
d'autant
que
Dieu
leur
avoit
promis.
Mais
notons
que
David
et
Salomon
ont
este
figure
de
nostre
Seigneur
Iesus
Christ:
et
aussi
sachons,
qu'il
ne
tient
qu'a
nous
que
Dieu
ne
se
monstre
benin
et
liberal
iusqu'au
bout:
car
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